La priorité est à leur entretien !

Principales cibles du passage à 80 km/h, les routes nationales sont également les plus empruntées par les automobilistes français. Et s'ils s'opposent en majorité à la réduction de la vitesse sur ce réseau, les usagers de la route sont de plus en plus mécontents, certaines associations et groupes ayant même décidé de recenser les incidents et dégâts occasionnés par les nids de poule et autres problèmes dus à l'entretien précaire des routes.

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Le gouvernement, visiblement conscient de ce problème, a décidé de lancer pour 2019 un plan de sauvegarde des routes, tel qu'il l'appelle dans un communiqué à ce sujet. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, reconnaissait récemment que "le sous-investissement des dernières décennies a été manifeste sur le réseau routier non concédé", c'est-à-dire sur les routes entretenues par l'état.

Elisabeth Borne, la ministre des Transports, a révélé que ce plan de sauvegarde consacrera un milliard d'euros par an à l'entretien des routes. C'est une augmentation de 200 millions d'euros par an, par rapport au budget qui y était consacré jusqu'à l'année dernière. Déjà cette année, le budget alloué pour le respect des contrats de plan Etat-région, qui doivent notamment assurer une meilleure mobilité multimodale.

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Elle assure "que dans la plupart des cas, il ne s'agit pas de grands travaux mais d'aménagements simples". Néanmoins, la réalité est toute autre puisqu'on estime aujourd'hui que 40% du réseau des routes nationales est à refaire, au moins en surface, tandis qu'un pont sur dix faisant partie du même réseau est en mauvais état.