Loin derrière Copenhague, Amsterdam et Oslo !

"Vivre. Bouger. Respirer"*. Voilà le nom du rapport que Greenpeace a rendu ce 22 mai 2018 concernant la mobilité dans 13 grandes villes d'Europe. Une étude qui prend en compte aussi bien la qualité des transports publics, que la sécurité des cyclistes et des piétons, les restrictions faites aux voitures commes les incitations à une mobilité durable ou encore la qualité de l'air. Et Paris n'arrive qu'en milieu de tableau, 7ème sur 13.

Le trio de tête se constitue de Copenhague, Amsterdam et Oslo. Arrivent également devant Paris, Zurich, Vienne et Madrid. Derrière Paris, dans la seconde partie du tableau, on trouve dans l'ordre Bruxelles, Budapest, Berlin, Londres, Moscou et enfin Rome.

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Au delà de ce classement général, c'est surtout dans le détail qu'il faut aller voir, pour découvrir les domaines dans lesquels chaque ville s'en sort plus ou moins bien. Et si Paris s'en sort par exemple bien en terme de transports en commun, Greenpeace explique que la Ville Lumière dispose d'un "fort potentiel d'amélioration" en ce qui concerne la sécurité des cyclistes et des piétons ou encore de la qualité de l’air !

Voici à Paris comment se répartit la part des différents transport : 15,8 % des trajets sont effectués avec des véhicules motorisés individuels, l'une des plus faibles parts du classement, 41 % des déplacements se font à pied, 3 % pour les déplacements à vélo et 40 % pour les transports publics. Greenpeace en déduit que la part des modes de mobilité durables est de 84 %.

Côté sécurité des cyclistes et des piétons, Paris est loin de la tête du classement, en 9ème position. En 2016, 23 piétons et 3 cyclistes y sont morts, tandis que l'on dénombrait 113 accidents pour 10'000 déplacements à vélo. Contre 19 accidents de piétons pour 10'000 déplacements à pied. 

On descend encore dans le tableau quand il s'agit de la qualité de l'air : Paris occupe la 12ème place sur 13 avec une note de 9,5 / 20 ! Seule Moscou (3,5 / 20) est derrière. Sans surprise, Paris dépasse les limites à la fois imposées par l'Union Européenne, mais également préconisées par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

“Paris est toujours asphyxiée par la pollution de l’air car ses rues sont encore trop encombrées par les voitures. A l’image de Copenhague, Amsterdam ou Oslo, qui privilégient la santé de leurs habitants et l’environnement, Paris doit se montrer à la hauteur de ses ambitions et avancer très concrètement vers l’objectif qu’elle s’est fixé d’une ville libérée de la voiture individuelle”, explique Sarah Fayolle, chargée de campagne pour Greenpeace France. “C’est la santé des habitants de nos villes, en particulier des plus jeunes et des plus vulnérables, qui est en jeu ! Sans des décisions courageuses et des mesures fortes pour réduire la place des voitures en ville, la pollution de l’air continuera à rendre nos villes irrespirables”.