La prime à la conversion est incohérente ?

La prime à la conversion vise à renouveler le parc automobile français. Elle permet aux propriétaires d'un vieux diesel ou d'une vieille voiture essence, de bénéficier d'une prime allant de 1000 à 2000 euros afin d'acquérir un véhicule plus récent et plus "respectueux de l'environnement". Cependant, pour décrocher cette prime, le nouveau véhicule doit obligatoirement émettre moins de 130 gCO2/km.

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Lætitia Hooghiemstra, secrétaire générale de l’association "40 millions d'automobilistes" s'insurge : "Alors que la prime à la conversion vise à acheter un véhicule propre et fait suite à une forte politique anti-diesel, elle nous pousse en fait… à acheter du diesel !" En effet, si l'on regarde l'offre des véhicules émettant moins de 130 gCO2/km, on remarque que les voitures diesel ont une longueur d'avance. Généralement, les voitures essence émettent plus de CO2 que les véhicules diesel. Il est donc tout à fait normal que les automobilistes choisissent un véhicule diesel pour remplacer leur vieille voiture...

Des scientifiques tirent la sonnette d'alarme et demandent au gouvernement d'exclure les voitures diesel dans l'attribution de la prime à la conversion. Selon eux, la prime à la conversion est totalement contradictoire et n'améliore pas forcément la qualité de l'air. Enfin, ils réclament l'intégration d'un nouvel indicateur, celui du taux de dioxyde d'azote qui lui aussi est très nocif et dangereux pour la santé.

Au 10 mai 2018, le gouvernement a fait savoir que 45'000 Français ont demandé à bénéficier de la prime de conversion. C'est un succès auprès des automobilistes, qui devrait normalement concerner plus de 100'000 ménages cette année.

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Source : Le Parisien