Il ne veut pas que les constructeurs américains se fassent voler leurs emplois

Le Tweet envoyé par Donald Trump hier en milieu de journée, où il expliquait qu'une annonce positive pour les constructeurs américains allait être faite, était en réalité une mauvaise nouvelle pour les constructeurs étrangers qui vendent leurs véhicules aux États-Unis. En effet, le Président américain a expliqué avoir demandé une enquête sur l'importation de véhicules outre-Atlantique, sous couvert de problèmes de sécurité.

 

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Cependant, son message sur Twitter expliquait aussi : "Après des décennies passées à perdre vos emplois au profit d'autres pays, vous avez assez attendu !". Le secrétaire d'état au commerce chargé de cette enquête, Wilbur Ross, a expliqué en détail les effets de l'importation de véhicules étrangers au pays de l'Oncle Sam.

"Il y a des preuves suggérant que, durant des décennies, les importations depuis l'étranger ont érodé notre industrie automobile nationale. Durant les vingt dernières années, les importations de véhicules particuliers sont passées de 32 % à 48 % du total des véhicules vendus aux États-Unis" explique Ross, qui précise ensuite qu'il veut vérifier si "le recul du nombre de véhicules et la baisse de la production de pièces détachées menacent d'affaiblir l'économie nationale, notamment en réduisant la recherche développement, les emplois pour les travailleurs qualifiés dans le secteur des véhicules connectés et autonomes et les autres technologies de pointe".

 

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Les répercussions d'une telle décision seraient énormes. Les actions des constructeurs japonais, Honda, Nissan et Toyota, ont chuté dès l'annonce de cette enquête à la Bourse de Tokyo. Nissan affirme avoir vendu 1,59 million de véhicules dans le pays l'an dernier, dont seulement 900'000 étaient produits directement sur les terres américaines. BMW a également expliqué avoir produit aux USA seulement 66% des véhicules qui y ont été vendus. Même Ford, constructeur américain qui envisage de grands changements dans sa production, a expliqué n'avoir fabriqué sur le sol américain que 80% de voitures qui y ont été fabriquées. Les autres l'ont été dans le cadre de l'Accord de Libre-Échange Nord-Américain, permettant à la marque à l'ovale bleu de fabriquer une partie de ses véhicules au Canada et au Mexique.