Une trève a été validée pour deux semaines

La France, réputée pour sa capacité à subir des grèves, pourrait sembler plutôt flexible si l'on compare la violence de la grève entamée par les transporteurs routiers au Brésil ces derniers jours. Mécontents de la hausse des prix du diesel dans le pays, les Brésiliens ont décidé de se mobiliser de manière générale et ont littéralement mis le pays à genoux en quatre jours, alors que celui-ci se remet difficilement de la récession subie il y a deux ans.

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Les routiers ont mis en place des barrages dans 24 des 27 états du pays et ont ciblé les emplacements de ces barrages, de manière à avoir un impact qui soit le plus important possible. Ainsi, les états les plus riches ont particulièrement été visés, tout comme ceux qui produisent le maximum de produits agricoles, ce qui a rapidement eu des répercussions sur l'économie du pays.

Les produits agricoles, essentiellement les fruits et légumes, ont vu leurs tarifs augmenter, parfois jusqu'à 400%. L'essence, paradoxalement, a elle aussi grandement augmenté, passant de 3,70 à 5 réais au litre, tandis que les avions étaient quasiment à court de carburant et que les ports étaient désertés par les camions censés contribuer aux exportations.

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Suite à cette paralysie savamment organisée, qui était à deux doigts de faire plonger le pays dans le chaos, le gouvernement a d'abord essayé de faire machine arrière sur les prix du gazole, via les taxes, dont il explique que leur retrait pourrait coûter entre 2,3 et 3,5 milliards d'euros . Les syndicats de transporteurs ont finalement consenti à lever les blocages pendant 15 jours, après une promesse du gouvernement quant à la réduction des taxes et des prix, mais les blocages n'étaient pas encore tous levés ce vendredi et pourraient persister, dans un climat encore très tendu.