Pour respecter la décision des Etats-Unis

Le groupe PSA a annoncé envisager un retrait de l'Iran, pourtant l'un de ses plus gros marchés, pour se conformer aux conséquences du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. En effet, Donald Trump a imposé un embargo en signant ce retrait, qui implique également un retour des sanctions économiques contre l'Iran ainsi que contre les entreprises qui ont des liens commerciaux avec le pays.

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PSA se voit donc fauché sur un marché pourtant très porteur, puisque le groupe y a écoulé plus de 440'000 véhicules l'an dernier, soit plus qu'en Chine. En réalité, l'Iran n'est rien d'autre que le meilleur marché étranger pour Peugeot, qui se voit pourtant contraint de l'abandonner pour respecter la décision des Etats-Unis et ne pas se mettre à dos commercialement le pays.

Les perspectives pour PSA et ses deux marques phare, Peugeot et Citroën, étaient pourtant bonnes sur le sol iranien, notamment grâce à deux accords de joint-ventures (ou coentreprises) avec les deux plus gros constructeurs du pays, Iran Khodro et Saipa. Iran Khodro assemble depuis très longtemps des modèles pour Peugeot dans ses usines en Iran et depuis 2016, produit des modèles Peugeot pour le marché iranien et peut, en contrepartie, utiliser les plateformes des Peugeot pour construire ses propres voitures. De son côté, Saipa possède le même type d'accord mais avec Citroën.

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Malheureusement pour ces deux accords, PSA a annoncé ce lundi que les activités de ces joint-ventures commençaient à être suspendues pour se conformer à la décision américaine, et le groupe a reconnu dans un communiqué qu'il espère bénéficier du soutien du Gouvernement français pour obtenir une dérogation. Il a aussi précisé être déjà en contact avec les autorités américaines. Il assure par ailleurs que le marché iranien ne représente même pas 1% de son chiffre d'affaires et que si le retrait venait à être total, ses orientations financières actuelles n'en seraient pas modifiées.