Le nombre d'infractions le concernant est toujours très élevé

A quelques jours de l'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h sur les routes nationales à double sens sans réparateur central, qui va concerner environ 400'000 kilomètres de routes, le gouvernement n'a pas que la vitesse en ligne de mire en ce qui concerne la sécurité routière. En effet, le téléphone au volant serait également visé par une répression plus importante dès l'année prochaine.

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Lors des nombreux débats qui se sont élevés face à la loi 80 km/h, il a souvent été question des autres causes d'accidents, notamment le téléphone, que les détracteurs de cette législation regrettaient de voir parfois oublié. Il semblerait qu'il soit sur le point d'être remis au centre des discussions, parmi d'autres. En effet, le nombre d'infractions constatées avec utilisation du téléphone au volant ne baisse pas, puisqu'en 2016, 300'000 personnes ont été verbalisées pour l'usage du téléphone en conduisant.

Parmi ceux-ci, il s'agit tout autant des appels téléphoniques que de l'envoi ou de la consultation de SMS. L'ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière) rappelle qu'il faut en moyenne 5 secondes pour lire un SMS, ce qui représente 70 mètres parcourus à 50 km/h. Globalement, l'observatoire estime que lire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d'accident. De même, un automobiliste qui téléphone au volant enregistrerait entre 30 et 50% d'informations en moins.

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C'est pour ces raisons que le téléphone devrait être l'une des principales cibles du gouvernement dès la fin d'année, afin de faire diminuer le comportement accidentogène. Il se disait en janvier que les sanctions pourraient aller jusqu'au retrait de permis, reste à voir si le gouvernement ira aussi loin. En revanche, les 18-25 ans étant les principaux concernés, il n'est pas impossible que la sanction pour l'usage du téléphone passe à six points, ce qui retirerait de facto le permis aux jeunes conducteurs.