Plusieurs autres constructeurs sont sur le coup également.

Le service d'autopartage mis en place par le groupe Bolloré se trouve au bord du gouffre. Avec un déficit financier qui pourrait atteindre les 293 millions d'euros à la fin de la concession qui aura lieu en 2023, la Mairie de Paris et Bolloré se disputent la dette. Vincent Bolloré faisait d'ailleurs valoir que le contrat ne prévoit pas plus de 60 millions d’euros de pertes à sa charge. Face à cette situation de crise, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a réuni lundi 11 juin 2018 plusieurs constructeurs automobiles pour discuter d’un potentiel nouveau service d’autopartage dans la capitale.

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Ainsi, PSA, Renault, BMW ou encore Daimler étaient présents à cette réunion comme le rapportent nos confrères des Echos. "Des start-up, ainsi que de gros loueurs, qui regardent de très près ce marché, pourraient être présents", précise-t-on également à la Mairie de Paris. Anne Hidalgo réfléchirait très sérieusement à instaurer une offre concurrentielle au service d’autopartage dispensé à Paris et la petite couronne par le groupe Bolloré. Outre la bataille que se livre la Mairie de Paris et le groupe de Vincent Bolloré, Anne Hidalgo aimerait étudier d'autres offres plus flexibles comme par exemple le free-floating, à savoir le service de partage sans station. Ce système connaît un beau succès dans certaines villes, notamment autour du vélo et du scooter électrique.

Parmi tous les constructeurs intéressés, PSA serait le plus motivé à l'idée de développer une nouvelle solution d'autopartage à Paris. "Le free-floating peut être viable à Paris, où l'on trouve une forte densité de clients potentiels", explique Brigitte Courtehoux, la directrice des nouvelles mobilités de chez PSA. "Nous sommes en contact avec la Mairie. Nous pourrions démarrer rapidement". PSA ne serait pas en terrain inconnu puisque le groupe français gère actuellement les services d'autopartage à Madrid et Lisbonne. Via sa filiale Free2Move, en partenariat avec l’espagnole Eysa qui opère un service similaire, PSA s’appuie sur une flotte de 600 Citroën C-Zero 100% électrique à Madrid. À Lisbonne, un système similaire a été installé et compte pour le moment 150 véhicules.

Source : Les Echos, Le Parisien