Le bilan est positif pour les constructeurs français.

Avec 1'398'913 voitures immatriculées, le marché européen a progressé de 0,8% au mois de mai. Les principaux protagonistes ont connu des fortunes diverses : l'Espagne et le Royaume-Uni ont par exemple affiché une belle santé (respectivement +7,2 et +3,4%), alors que l'Allemagne et l'Italie font grise mine (-5,8 et -2,8%). De son côté, la France se contente d'un petit +0,1%.

Les données constructeur par constructeur révèlent que PSA est en pleine forme, avec des immatriculations en hausse de 58% (un peu plus de 220'000 unités). Ce résultat est toutefois trompeur, puisque la progression constatée est largement due à l'intégration d'Opel/Vauxhall dans les chiffres du groupe (cela représente plus de 80'000 immatriculations en mai 2018). Sans cela, le bilan aurait été bien moins impressionnant, les autres marques PSA n'ayant pas réalisé un mois de mai inoubliable (+3,4% pour Peugeot, +16,9% pour DS qui part de loin et même -3,1% pour Citroën).

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Le groupe Renault a lui immatriculé 161'672 voitures, progressant ainsi de 6,4%. Les ventes de Dacia augmentent de 14,1%, celles de Renault de 2,8%. Pour l'anecdote, on notera qu'Alpine a immatriculé 162 berlinettes A110, et que Lada a livré 476 voitures.

Du côté des constructeurs étrangers, Nissan est à la peine (-16,4%) tandis que Toyota a le sourire (+5,2%). BMW (-6%) et Daimler (-5,3%) perdent du terrain, FCA et Ford stagnent (respectivement -0,04 et +0,4%). Enfin, Volkswagen consolide sa place de leader avec une hausse de 4,2% (près de 351'000 voitures livrées).

Depuis le début de l'année, le marché européen a progressé de 2,4%, avec un total de 6'879'885 véhicules immatriculés.