Il y a toutefois peu de chances que ça arrive.

Le passage de la loi au Journal Officiel ce week-end n'a pas fait se calmer la grogne au sujet des 80 km/h, qui sont censés être appliqués à partir du 1er juillet sur 400'000 kilomètres de routes à double sens sans séparateur central. On apprend en effet qu'une quinzaine de députés UDI-Agir et LR ont déposé au Conseil d'État un recours en annulation contre le décret déposé deux jours plus tôt.

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Parmi les signataires, on retrouve le coprésident du groupe UDI-Agir Indépendants, Jean-Christophe Lagarde, mais aussi le député de Lozère, Pierre Morel-A-L'Huissier, qui explique que la "limitation générale sur l'ensemble du réseau routier procède d'une erreur d'appréciation", estimant qu'il y a "une disproportion de la mesure par rapport aux routes secondaires".

Le député met en lumière le gros reproche effectué contre cette loi, qui est l'absence de traitement au cas par cas de la loi : "Cette mesure ne repose sur aucun rapport crédible et ne tient pas compte des zones accidentogènes." Deux associations d'automobilistes ont également déposé un recours en annulation devant le Conseil d'État, la Ligue de défense des conducteurs (LDC) et l'Automobile club des avocats. Selon elles, il s'agit de défendre les "territoires ruraux, beaucoup plus touchés par cette mesure."

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Il y a toutefois peu de chances que ces recours n'atteignent leur but, tant la modification semble inévitable. Le Premier Ministre, Édouard Philippe, s'est dit "prêt à assumer l'impopularité" de cette nouvelle loi, destinée à sauver entre 300 et 400 vies par an, et rappelant que "toutes les mesures prises en matière de sécurité routières ont été impopulaires." L'examen de passage sera toutefois nettement plus difficile à réussir pour celle-ci, alors que les chiffres de la Sécurité Routière sont déjà très positifs.