Les élus de Paris et de sa banlieue ont voté la résiliation du contrat entre les collectivités et le groupe Bolloré sur la gestion d’Autolib’.

Après de longues tergiversations et deux camps qui ne voulaient faire aucune concession, le divorce était devenu inévitable entre Paris et le groupe Bolloré, gestionnaire du service d'autopartage Autolib'. Le jeudi 21 juin 2018, les élus de Paris et des 97 communes de banlieue adhérentes à Autolib’, ont voté à la majorité la résiliation du contrat avec le groupe Bolloré. Les deux parties ne sont pas parvenues à trouver un accord, notamment sur les 233 millions d'euros réclamés par Bolloré aux collectivités.

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Pour résumer brièvement Autolib', c’est 4000 voitures électriques, 6000 bornes de recharges à Paris et dans une centaine de communes aux alentours, environ 150'000 abonnés et 25 millions de trajets depuis son lancement en 2011. Est-ce encore possible de rouler en Autolib' aujourd'hui ? Oui, mais pour combien de temps encore ? Certainement assez peu puisque c'est le groupe Bolloré, titulaire de la délégation de service public Autolib’, qui est en droit ou non d'arrêter le service dès qu’il recevra la notification de la décision votée par les élus de Paris et sa banlieue.

Une fois le vote terminé, Paris communiquait déjà sur l'après Autolib'. Via un communiqué, la Ville de Paris annonçait déjà des alternatives avec la proposition de services d'autopartage permettant de réserver une voiture en seulement quelques clics sur des sites comme Ubeequo, Communauto ou encore Zipcar. La Ville de Paris précise que 600 voitures peuvent déjà être louées et que l'offre va prochainement s'accroitre. Les 3244 places de stationnements et bornes de recharges Autolib’ présentes dans la capitale seront dédiées aux conducteurs de véhicules électriques a indiqué la ville. Début 2019, les Parisiens devraient pouvoir recharger leur véhicule personnel ou de location sur les bornes Autolib’.