Une décision qui peut surprendre, surtout dans le contexte actuel.

Au 1er juillet 2018, les routes à double-sens sans séparateur central passeront de 90 à 80 km/h. Une mesure qui divise, même dans la classe politique, notamment au niveau des départements. En effet, certains n'hésitent pas à monter au créneau face à l'État, comme par exemple le département de la Creuse qui refuse d'avancer les frais occasionnés par les changements de panneaux. Le département des Hautes-Alpes, en pointe dans la fronde contre l'abaissement des limitations de vitesse en zone secondaire, vient de prendre un arrêté supprimant les zones à 70 km/h existant sur certaines portions de son réseau routier.

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"Avec l’abaissement par le gouvernement de la vitesse autorisée à 80 km/h, les limitations à 70 km/h n’ont plus de sens. L’idée, c’est de clarifier le réseau", précise Jean-Marie Bernard, le président (LR) du conseil départemental. Au mois d'avril, le département des Hautes-Alpes s'était déjà illustré en ayant voté pour le maintien de la vitesse à 90 km/h. Néanmoins, un mois plus tard, le service de contrôle de légalité de la préfecture des Hautes-Alpes avait estimé que la collectivité n'était pas en mesure de délibérer sur le sujet des vitesses autorisées. 

"La délibération du conseil départemental se trouve entachée d'illégalité et doit à ce titre être retirée", avait fait valoir la préfecture, citant l'article R413-1 du Code de la route. Pour le moment, la délibération votée en avril n'a toujours pas été retirée. Jean-Marie Bernard attend qu'une décision venant directement du tribunal administratif l'y oblige. Concernant cette nouvelle initiative visant à retirer les zones à 70 km/h, Il assure que cette nouvelle mesure est cette fois "en conformité avec le Code de la route".