La maire de la commune souhaite interdire les "radars privés embarqués" sur le territoire de sa commune.

Depuis le 1er juillet 2018, la limitation de vitesse sur les routes secondaires sans séparateur central passe de 90 à 80 km/h. Sans surprise, le nombre d'amendes concernant les excès de vitesse sur ces portions de route devrait drastiquement augmenter, surtout avec l'arrivée progressive des voitures-radar. Justement, comme vous n'êtes pas sans le savoir, ces voitures-radar peuvent aussi être gérées par des sociétés privées désormais, de quoi multiplier leur nombre sur le territoire.

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Mais pour certains élus, cette nouvelle forme de contrôle de la vitesse ne passe pas, notamment pour Chantal Benoit, maire de la petite commune de Caule-Sainte-Beuve, en Seine-Maritime (76). Via un arrêté municipal, il est annoncé qu'il est interdit sur le territoire de la commune la circulation de "tous véhicules munis de systèmes de caméras embarquées en fonctionnement. La conduite de ce type de véhicule peut entraîner une perte d'attention et de fait la maîtrise du véhicule par son conducteur".

Cette décision se fonde sur l'article R 412-6 du code de la route qui interdit de placer dans le champ de vision du conducteur un appareil doté d'un écran ne constituant pas une aide à la conduite ou à la navigation. Pour le moment, la préfecture de Seine-Maritime a indiqué que cet arrêté n'était pas encore arrivé en préfecture et qu'il ferait bien évidemment l'objet d'une analyse spécifique.

Au micro de nos confrères de chez France 3 Normandie, Chantal Benoit précise : "Je pense que la sécurité est essentielle mais il faut absolument qu'elle soit assurée par les services de l'État. C'est un service public qui ne doit pas être privatisé. Et on sait que les sociétés privées sont des 'pompes à fric'. C'est une atteinte au monde rural parce que les gens, à la campagne, sont obligés de se déplacer pour aller travailler, donc ce sont les plus touchés. En plus l'essence augmente et le contrôle technique va être de plus en plus cher. Donc le milieu rural est complètement isolé et oublié par le gouvernement."

Source : France 3 Normandie