La verbalisation a toutefois fait son retour.

Dimanche dernier, et après des mois de controverse, ce sont plusieurs centaines de milliers de kilomètres de routes nationales à double sens sans séparateur central qui sont passées de 90 km/h de limitation de vitesse à 80 km/h. Comme l'avait toutefois annoncé le Premier Ministre, Édouard Philippe, les gendarmes ont joué la carte de la pédagogie, et c'était notamment le cas en Côte-d'Or lundi où ils étaient accompagnés du Préfet et de sa directrice de cabinet.

Lire aussi:

Conscients du changement d'habitude à entreprendre, les militaires n'ont pas verbalisé les conducteurs dépassant de peu les 80 km/h, qui s'en tiraient à bon compte en répondant à un questionnaire sur la sécurité, et au prix d'un rappel du changement de réglementation. Ce "dispositif pédagogique", comme l'appellent les gendarmes, leur permet de rappeler notamment aux automobilistes le nombre de morts sur les routes.

Dans le questionnaire, des questions simples dont la réponse le semble encore plus, comme par exemple la première cause de mortalité sur les routes de France. Et des chiffres, encore des chiffres, qui sont rappelés aux contrevenants : la mesure permettra de sauver entre 300 et 400 vies par an, 55% des accidents mortels ont lieu sur les routes concernées par la mesure, la distance de freinage augmente de 13 mètres avec ces 10 km/h supplémentaires, etc.

Voir aussi:

Cette opération pédagogique n'a pas blanchi tout le monde, puisque les automobilistes dépassant le seuil de tolérance, fixé à 100 km/h, ont été verbalisés. C'est évidemment une opération spéciale qui avait été mis en place pour l'un des premiers jours d'application de la mesure, mais les gendarmes ont malheureusement rapidement eu l'obligation de verbaliser à nouveau. Quant aux radars automatiques, pas de pédagogie ni de prise de conscience, ils verbalisaient à 80 km/h dès le 1er juillet.