Les gros modèles se verront encore plus taxés.

Ce vendredi 20 juillet 2018, le gouvernement a présenté le nouveau barème de bonus-malus pour l'année 2019. Sans surprises, le seuil diminue encore pour le malus puisqu'il est abaissé de trois grammes par rapport à l'année 2018. En effet, les voitures seront maintenant sanctionnées d'un malus à partir de 117 g/km de CO2 contre 120 g/km actuellement. Concernant les montants, ceux-ci resteront étonnamment identiques et iront de 50 à 10'500 euros. Mauvaise nouvelle pour les automobilistes, ce seuil s'abaissera de trois grammes chaque année jusqu'en 2021.

"La mesure permet d’accompagner les évolutions technologiques", précise-t-on au ministère des Transports. "Elle a d’ailleurs été fixée en concertation avec l’ensemble de la filière. Et affecte avant tout ceux qui décident d’acheter un véhicule plus polluant que la moyenne." Évidemment, certaines marques s'en tirent mieux que d'autres avec ce barème. Le plus gros contributeur au malus écologique en France est aujourd'hui Mercedes avec 27,7 millions d'euros versés par ses clients au premier semestre 2018. Ses compatriotes suivent de près avec Audi et ses 21,3 millions d'euros, Volkswagen 19,7 millions, BMW 18,5 millions et enfin Porsche 17,5 millions.

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Concernant le bonus, celui-ci reste inchangé et bénéficie toujours à l'acheteur d'une voiture électrique à hauteur de 6000 euros dans la limite de 27% du coût d'acquisition du véhicule. Les six premiers mois de l'année 2018, les acheteurs de Renault ont profité de 19,6 millions d'euros de bonus grâce à la Zoé. Néanmoins, toujours sur le premier semestre, le barème de bonus-malus profite toujours assez aisément à l'État puisqu'il a déjà rapporté 172,4 millions d'euros. Le malus concerne 27,6% des voitures neuves vendues en 2018, contre 16,5% l’an dernier. Le malus moyen a été multiplié par trois pour atteindre aujourd’hui 145 euros. A contrario, le bonus ne touche que 1,3% du marché.

Le durcissement n'est en soit pas un vrai problème puisque chaque année c'est le cas. Ce qui complique les choses, c'est que ce durcissement arrive également au moment où le cycle d'homologation est en train de changer, puisque l'on passe de la norme NEDC à la norme WLTP qui implique maintenant des mesures en conditions réelles, donc plus exigeantes. À titre d'exemple, une voiture dont les rejets de CO2 valent 120 en NEDC verra mathématiquement une augmentation en WLTP. Attendez-vous donc a un malus encore plus répandu, même sur des voitures plus conventionnelles.