Le directeur du département et le préfet sont en conflit !

Voilà encore une mesure légale qui devrait être mal accueillie, mais qui ne vient cette fois pas du gouvernement : selon Nice-Matin, le préfet des Alpes-Maritimes aurait décidé de baisser la limitation de vitesse de 110 km/h à 90 km/h sur un tronçon de l'autoroute A8 reliant Antibes à Nice Saint-Isidore.

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Selon le président du département, Charles-Ange Ginésy, c'est en réalité la conséquence d'une autre législation abandonnée entre-temps : "Dans un courrier du 26 juillet dernier, le préfet des Alpes-Maritimes m'indique qu'il avait envisagé de mettre en place un dispositif de régulation dynamique [panneaux lumineux pilotés à distance] de la limitation de vitesse aux heures d'affluence", explique-t-il, précisant que les coûts de ce dispositif devaient "être pris en charge financièrement par la société autoroutière Escota".

Le concessionnaire autoroutier a finalement refusé de prendre en charge ces frais, car il voulait que ceux-ci soient amortis par une hausse du péage. Plutôt que de faire payer les usagers de la route pour sa régulation du trafic sur un tronçon très souvent congestionné, Charles-Ange Ginésy explique que "le préfet a donc décidé de prendre un arrêté pour limiter la vitesse à 90 km/h sur la totalité du linéaire entre Antibes et Saint-Isidore à compter du 1er octobre prochain".

Le directeur du département impose donc un ultimatum à l'État, à régler avant le 1er octobre : soit la société Escota accepte le dispositif sans hausse du tarif pour les automobilistes, soit l'autoroute est effectivement limitée à 90 km/h, mais dans ces cas-là, elle devient gratuite : "Si la circulation venait à être effectivement limitée à 90 km/h, je n'accepterais pas que l'État renonce à imposer à la société Escota la gratuité de l'autoroute pour les usagers".

 

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