Une réaction directe au drame de Gênes.

Comme souvent, il aura fallu un drame pour que tout le monde prenne conscience du problème, en l'occurrence celui que représente le manque d'entretien des infrastructures routières. Alors que le délégué interministériel à la Sécurité Routière, Emmanuel Barbe, qualifiait récemment de "problème relatif" le mauvais entretien des routes et pont du pays, un viaduc s'est effondré cette semaine à Gênes en Italie, causant un bilan provisoire de près de 40 morts et la plus grosse catastrophe de ce type en Europe depuis près de 20 ans.

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Il semblerait que ce drame ait servi d'électrochoc puisque la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui a indiqué qu'elle présenterait à la rentrée un projet de loi sur les infrastructures. En effet, un rapport gouvernemental affirme que 7% des ponts, soit 840 ouvrages, "présenteraient à terme un risque d'effondrement, mais la ministre se veut rassurante face à ce chiffre.

"En France, toutes nos infrastructures, qu'elles soient concédées ou non, font l'objet d'une surveillance permanente", précise-t-elle. "Les ponts font l'objet de visites annuelles, qu'ils soient sur le réseau concédé ou non-concédé, avec des inspections plus détaillées tous les trois ans sur le réseau non concédé, tous les deux ans pour les ouvrages et ponts des sociétés concessionnaires".

Il a également été décidé cette année que le budget pour l'entretien du réseau non concédé serait augmenté de 100 millions d'euros, et Elisabeth Borne détaille son projet : "La priorité c'est la sécurité, et ce sera la priorité de la programmation des infrastructures que je présenterai à la rentrée. Sur le réseau routier national, on est passés de 700 millions d'euros en 2017 à 800 millions d'euros cette année, et ça va continuer à augmenter dans les prochaines années". En effet, il se pourrait que le budget consacré grimpe à un milliard d'euros à l'année.

 

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