Elle avait pourtant été abandonnée suite à des manifestations !

La rentrée du gouvernement, et particulièrement celle de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, s'annonce chargée. En effet, une loi sur les infrastructures va être présentée dans un climat de tension, à la suite du drame de Gênes, et nul doute que l'entretien du réseau sera au cœur du débat et des discussions, alors qu'un sous-investissement chronique a été pointé du doigt.

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Les professionnels de l'entretien ont également confirmé une baisse des investissements de la part de l'Etat et des collectivités locales, et regrettent que ce soit fait au détriment du confort et de la sécurité des usagers de la route. Pourtant, les chiffres estiment que les automobilistes français ont payé 67 milliards d'euros de taxes en 2017, dont 36 milliards sur les seuls carburants !

Pour autant, ce sont bien d'autres taxes qui sont envisagées pour compléter le budget d'entretien des routes et infrastructures, passé cette année à 800 millions d'euros contre 700 l'an dernier, et prévu pour grimper à un milliard d'euros. De fait, l'écotaxe, aussi appelée taxe poids lourds, est de nouveau ramenée sur le devant de la scène, pourtant abandonnée à la suite de manifestations des transporteurs routiers, visés par cette taxe. Elle avait tout de même coûté plus d'un milliard d'euros pour ne finalement pas être utilisée.

En mars, la ministre des Transports avait déclaré : "Je pense que les poids lourds, notamment les poids lourds en transit sur notre territoire, qui génèrent des besoins d'investissement, doivent participer au financement de nos infrastructures". L'idée d'une vignette avait été évoquée, mais il se pourrait qu'une adaptation de l'écotaxe soit mise en place à l'avenir… De quoi utiliser les fameux portiques, à l'abandon depuis 2014 ?

 

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