Depuis le passage de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires, les radars sont de plus en plus vandalisés.

Depuis le 1er juillet 2018, les routes secondaires non scindées par un séparateur central sont passées d'une limitation de 90 à 80 km/h. De quoi provoquer la colère de certains automobilistes, une colère qui se caractérise parfois par des actes de dégradation envers les radars. Depuis l'annonce et l'arrivée de la loi sur les 80 km/h, le nombre d'actes de vandalisme sur les radars s'est littéralement envolé. Comme le rapportent nos confrères du Parisien, dans le département de l'Ain, 86 dégradations ont eu lieu depuis le début de l'année, soit quatre fois plus que l'an dernier sur la même période. Toujours selon le Parisien, dans les Hautes-Pyrénées, six cabines ont été taguées lors des quinze derniers jours.

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En Haute-Loire, la préfecture a comptabilisé 19 radars bombés depuis le début du mois de juillet, soit pratiquement autant que sur toute l'année 2017. La délégation interministérielle à la sécurité routière reconnaît bien évidemment une hausse des dégradations depuis le début de l’année mais n'apporte aucun chiffre précis quant au nombre de cabines vandalisées afin d'éviter tout phénomène de surenchère.

Quels coûts pour les réparations ?

Évidemment, remettre ces radars en fonction occasionne un coût. Environ 600 euros pour chaque vitre bombée par exemple. En tout et pour tout, la dégradation des radars occasionne une facture annuelle d'environ 10 millions d'euros. La gendarmerie n'exclue d'ailleurs pas d'avoir désormais recours à des caméras pour surveiller certaines cabines. Concernant l'État, une réflexion est actuellement en cours afin d'implanter les radars en hauteur pour réduire ces phénomènes de dégradation.

Quels risques encourus pour la dégradation d'un radar ? 

Les sanctions prévues concernant la dégradation d'un radar sont clairement établies par la loi. Pour une dégradation légère, c'est-à-dire l'affichage d'autocollants, d'un tag ou d'une vitre endommagée, la loi prévoit jusqu'à 15'000 euros d'amende et une peine d'intérêt général. Un radar endommagé (incendie, vol, explosion...) peut occasionner une peine de deux ans d'emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu'à 30'000 euros. Un radar détruit est sanctionné d'une amende de 75'000 euros et d'une peine de cinq ans de prison. Une action menée en groupe ou masquée engendre une amende de 100'000 euros et une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à sept ans.

Pour rappel, en 2017, les recettes liées aux radars ont franchi pour la première fois la barre symbolique du milliard d'euros. Le gouvernement a également mis en place une carte permettant de référencer tous les radars automatiques sur le réseau routier.

Source : Le Parisien