Une première interdiction à la circulation des véhicules thermiques va être testée à Londres.

Londres est l'une des villes les plus actives concernant la lutte contre la pollution atmosphérique. Le maire de Londres, Sadiq Khan, fait preuve de beaucoup d'engagements à ce sujet et ambitionne de créer à court terme des zones à très faibles émissions (Ultra Low Emissions Zone) où les possesseurs de voitures polluantes seront taxés. Ce projet prendra définitivement forme en 2019 dans le centre de la capitale britannique puis, deux ans plus tard, au sein de la périphérie. Le problème de la pollution de l'air est considéré par la mairie comme une véritable crise sanitaire.

Pourtant, ces mesures sont encore jugées insuffisantes pour certains quartiers de Londres. C'est le cas de la City, le quartier d'affaires de la ville. Il s'agit bien évidemment de l'une des zones les plus polluées du secteur de par ses rues étroites, ses nombreux gratte-ciels et sa circulation chargée. Selon le Financial Times, les autorités locales seraient en train d'étudier la possibilité de rendre une rue uniquement accessible aux voitures 100% électriques et hybrides. Les voitures entièrement thermiques n'y seraient donc pas autorisées. Aucun précision concernant la mise en place de ce projet n'a encore été dévoilée.

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Pour le moment, nous savons uniquement qu'il s'agira d'une petit rue afin de mesurer le nombre de voitures qui pourront l'emprunter. La City ne compte pas s'arrêter là puisque les autorités locales entendent bien inciter les usagers à utiliser des moyens de transport jugés plus propres. Le quartier pourrait même proposer prochainement des frais de parking proportionnels aux taux d'émissions des voitures.

"Nous voulons nous assurer de la disponibilité des véhicules. Notre intention est d'introduire quelque chose qui ne posera pas de problème", a affirmé Ruth Calderwood, responsable de la qualité de l'air de la City, au Financial Times. "Nous n'arriverons peut-être pas à atteindre les taux exigés par la zone à très faibles émissions, et il va falloir que l'on réfléchisse aux mesures supplémentaires pour nos rues les plus fréquentées", ajoute-t-elle.

Londres n'est pas la première ville à effectuer des tests aussi drastiques pour lutter contre la pollution. Plus tôt dans l'année, la ville allemande d'Hambourg a interdit partiellement les véhicules diesel à la circulation dans un périmètre établi. Comme pour Londres, la zone concernée peut faire sourire puisqu'il s'agit de seulement deux rues, une de 580 mètres et une autre d'1,6 kilomètre.

Source : Financial Times, Les Echos