Les tensions internationales lui feraient prendre des risques.

Propriété du groupe chinois Geely depuis 2010, Volvo Cars devait entrer en bourse en fin d'année, mais ce plan pourrait être perturbé par les tensions commerciales entre l'Europe, la Chine et les États-Unis. En effet, les difficultés rencontrées entre les trois parties pour trouver un accord sur l'application des taxes pourrait faire perdre de la valeur à l'action dès son arrivée sur les marchés.

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Geely a prévu d'introduire Volvo en bourse avec une valorisation de 30 milliards de dollars, soit 25,9 milliards d'euros, mais le groupe s'inquiète que les investisseurs soient confrontés à une baisse brutale du titre rapidement après la cotation.

"Il est important de disposer d'une marge de manœuvre de sorte que nous puissions regarder les investisseurs dans les yeux un an après l'introduction en Bourse", a déclaré Hakan Samuelsson, directeur général de Volvo Cars. "C'est toujours une possibilité, une possibilité très réaliste, mais cela n'arrivera pas immédiatement. […] Les conditions actuelles ne sont pas optimales pour donner un certain avantage aux investisseurs."

Volvo voit ici ses plans contrariés par l'escalade des tensions commerciales internationales qui pourraient se poursuivre. En effet, Donald Trump a menacé de taxer l'intégralité des importations chinoises, qui représentaient 505 milliards de dollars en 2017. Pour autant, la santé commerciale de Volvo Cars est excellente puisque la marque a battu des records de ventes en 2017. Le constructeur a également connu un grand succès en Chine l'an dernier, avec 114'410 ventes (+ 25,8%), et a lancé une offensive sur le marché des voitures électrifiées, promettant que tous ses modèles seraient disponibles sous cette forme dès l'année prochaine.

 

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