La Ministre des Transports prépare une modification du Code de la route.

Elles sont sur les trottoirs, sur les pistes cyclables, dans les lignes de bus ou au milieu des voitures : les trottinettes électriques ont envahi les grandes villes, notamment avec des services de location en libre service, sans que l'on sache vraiment où elles ont le droit de rouler ou pas. Il faut dire que certaines d'entre elles peuvent atteindre 40 km/h ! Le seul souci, c'est qu'il y a un flou artistique justement dans le Code de la route qui n'est pas adapté à l'arrivé de ces engins de déplacement individuels, trottinettes électriques (les trottinettes "classiques" sont assimilées à des piétons), mais aussi monoroues, gyropodes, hooverboard...

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Alors que l'on attendait des mesures précises lors de la présentation du Plan vélo, il faudra finalement sans doute attendre encore un peu pour que le problème soit pris en compte, et que l'on évite le chaos dans nos rues. En effet, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, interrogée ce vendredi 21 septembre 2018 sur Europe 1, a expliqué qu'elle allait inclure dans le projet de loi d'orientation des mobilités une mesure pour réglementer la circulation des trottinettes électriques. Un plan qui sera présenté fin octobre.

"Dans la loi que je présenterai fin octobre on adaptera aussi le code de la route pour dire que ces engins électriques, qui peuvent rouler très vite, ne doivent pas être sur les trottoirs, mais sur la chaussée ou les pistes cyclables" explique la ministre, précisant que "les maires pourront adapter en fonction des situations locales".

Pour rappel, les vélos sont les seuls véhicules qui peuvent rouler sur la chaussée sans immatriculation. Les trottinettes électriques, dès lors qu'elles peuvent dépasser 25 km/h, devraient être immatriculées. Or certaines peuvent aller jusqu'à 40 km/h. L'idée d'une sorte de permis avait donc été suggérée, balayée par la minitre des Transports : "Je ne pense pas que l'on va aller dans ce sens-là. Mais, en revanche, on va clarifier le fait que les trottoirs c'est d'abord pour les piétons, y compris les personnes fragiles qui doivent pouvoir les utiliser sereinement."

Si les trottoirs, débarrassés des trottinettes électriques et autres engins dits de "déplacement individuel", seront plus sûrs pour les piétons, pas sûr que d'autoriser ces engins sur la chaussée soit un service à rendre à leur utilisateurs !