Un jeu au contenu pharaonique !

Si la franchise des Forza est surtout connue grâce à l'excellente série des Forza Motorsport, Playground Games et Microsoft ont souhaité décomplexer un peu l'expérience, tout en remplissant un peu plus le calendrier des sorties, puisqu'il était impossible d'accélérer le rythme des Forza Motorsport, qui s'écoulait à raison d'un épisode tous les deux ans. Microsoft a d'ailleurs absorbé Playground, le développeur des jeux, afin d'y consacrer un budget supérieur qui se ressent dans la réalisation du jeu. 

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Après les Etats-Unis dans le premier épisode, le Sud de la France et le Nord-Ouest de l'Italie dans le deuxième et l'Australie dans le troisième, c'est en Grande-Bretagne que se déroule le quatrième volet de la série Forza Horizon, et précisément en Ecosse, vers Edimbourgh. Dans cette franchise de jeux, on parcourt des pays en monde ouvert à la recherche de popularité pour développer un ou plusieurs festivals, logiquement nommés Horizon, au travers de courses et de défis.

Test Forza Horizon 4
Forza Horizon 4
Cover FH4
Forza Horizon 4
Test Forza Horizon 4

Quatre saisons au menu du quatrième épisode

La première nouveauté de ce jeu, et ce qui en fait sa particularité, c'est la saisonnalité. Fini de parcourir une carte qui ne se renouvelle que par une pluie aléatoire et par le cycle jour / nuit, Forza Horizon 4 propose une vraie évolution de son environnement, pour quatre fois moins de lassitude. Du soleil éclatant au zénith en plein été à l'épaisse couche de neige autour des lacs gelés en hiver, tout y est, et tout évolue dans le monde ouvert.

Les changements se ressentent évidemment dans la jouabilité, avec des routes à l'adhérence totalement différente, mais aussi dans le visuel, puisque la flore évolue au fil des saisons tandis que l'on constate un accroissement de la présence d'animaux lorsque la saison est plus clémente. Ainsi, il ne sera pas étonnant de croiser un troupeau de moutons en bord de route entre été et automne, là où la faune et la flore se feront bien moins fournies durant les périodes de grand froid. De plus, le cycle des saisons s'accompagne aussi de différences de luminosité, selon la trajectoire du soleil. Les développeurs ont fait des relevés photos durant une année complète dans la région afin d'étudier les différents angles du soleil, et cela se répercute réellement dans le jeu.

Test Forza Horizon 4
Test Forza Horizon 4

Un gameplay revu en finesse et axé autour du multijoueur

Pour faire suite aux précédents jeux de la franchise, le gameplay de ce Forza Horizon 4 est toujours plus permissif et décomplexé que celui de la série cousine des Motorsport. Aussi, et bien que ça soit étrange pour un amoureux d'automobile, il n'y a aucun souci à foncer tête baissée dans un champ de maïs au volant d'une Ferrari, ou à faire subir un saut de 80 mètres à une Lamborghini Centenario. Et c'est cette absurdité qui fait le plaisir de ce jeu, même si le concept même peut froisser les puristes.

De plus, l'environnement est bien plus destructible et les voitures, bien que plus accessibles au pilotage, proposent toutefois des caractéristiques qui se ressentent à leur volant. L'effet de vitesse est lui aussi nettement amélioré, ce qui permet une meilleure immersion, que l'on joue en caméra intérieure ou extérieure. Les dégâts sont toujours limités visuellement et en simulation, ils se ressentent nettement plus dans le pilotage (voiture qui tire d'un côté, rapports qui sautent…) qu'ils ne se voient sur le véhicule.

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La campagne solo de ce Forza Horizon 4 est encore une fois axée autour de courses et de défis qui permettent donc de faire évoluer un festival, ouvrant eux-mêmes de nouvelles courses et de nouveaux défis. A noter que c'est l'un des rares points frustrants du jeu, puisqu'il est parfois compliqué de s'y retrouver dans les championnats auxquels on participe. Parmi les défis, on retrouve les mêmes que dans les opus précédents, notamment les radars et les zones de drift avec des objectifs de vitesse ou de points à atteindre. La grosse différence de cet épisode, c'est qu'il est jouable intégralement en ligne. En effet, plutôt que de peupler la carte d'IA, Playground a décidé de proposer des serveurs allant jusqu'à 72 joueurs. Pour les gens souhaitant jouer hors ligne, ce sera évidemment possible, sachant qu'un mode multijoueur existe toujours en parallèle. Pour les joueurs optant intégralement pour les serveurs en ligne, le mode multijoueur se fera par des recrutements en convois et par matchmaking sur les serveurs.

Le concept de Forzathon, déjà présent dans les précédentes itérations, revient également ici. Comme c'était déjà le cas auparavant, il propose des défis hebdomadaires faisant gagner des voitures et des crédits, mais on retrouve aussi des Fozathon Live, qui se joueront exclusivement avec d'autres joueurs et qui proposeront des objectifs communs à remplir, là aussi sous forme de défis, pour offrir également d'autres récompenses. Ces événements apparaissent d'ailleurs à un rythme régulier, plusieurs fois par heure, et à un endroit aléatoire de la carte. A noter que les serveurs étaient remplis au maximum à la moitié de leur capacité totale lors des tests, et qu'il était simple de trouver d'autres joueurs pour les Forzathon Live, mais un peu moins pour organiser des courses et des convois en petits groupes.

Enfin, un système de gestion de l'avatar a également été mis en place et chaque joueur sera donc représenté par un personnage dans le jeu. Si peu de visages sont disponibles, une multitude de personnalisations sont à débloquer pour les habits et accessoires, mais aussi pour les célébrations de victoire. De plus, il est désormais possible d'acheter des maisons qui font office de point de voyage rapide sur la carte et débloquent parfois des avantages.

Test Forza Horizon 4
Forza Horizon 4

Des graphismes à couper le souffle

Comment ne pas aborder dans ce test le gros point fort du jeu : ses graphismes. C'est bien simple, malgré les bonnes bases des précédents opus, le quatrième épisode fait un énorme pas en avant. Le moteur ForzaTech a été revu en profondeur, et cela s'en ressent. Profondeur de champ, distance d'affichage, colorimétrie, modélisation des voitures, rendu des textures, rien n'a été laissé au hasard.

Vous pourrez le juger au travers des diverses captures d'écran (enregistrées sur Xbox One X), le mode photo est toujours aussi beau, mais c'est surtout dans les phases de jeu, autrefois un peu plus brimées, que les progrès sont les plus nets. L'intégralité des images présentes dans ce test ont été faites en jeu ou grâce au mode photo, et aucune ne provient de l'éditeur ni du studio du jeu. Pour les machines un peu essoufflées et les connexions plus lentes, que ce soit sur console ou PC, il est possible d'opter pour un mode "Performance" qui, à contrario du mode "Qualité", permettra au jeu de conserver toute sa fluidité en réduisant un peu les exigences graphiques.

Si comme dans Forza Horizon 3, les circuits sont un peu limités, le fait de pouvoir les parcourir dans quatre environnements différents aide à leur longévité. De plus, la topographie de la carte permet des parcours épiques autour des montagnes britanniques. Enfin, pas énormément de nouveautés du côté des voitures, mais de belles entrées depuis Horizon 3, à l'image de la Bugatti Chiron, des McLaren Senna et 720S, ou encore de la Porsche 911 GT2 RS, déjà aperçue dans Forza Motorsport 7. A noter que toutes les voitures sont disponibles avec les coloris constructeurs, mais peuvent également être personnalisées avec des couleurs différentes et des stickers de formes ou de marques. Deux extensions dont le contenu est encore inconnu sont attendues, ainsi que plusieurs packs de voitures qui viendront enrichir l'expérience déjà très complète. On peut évidemment espérer la Bugatti Divo ou la Lamborghini Aventador SVJ.

Test Forza Horizon 4

En conclusion

Ce nouvel épisode de Forza Horizon justifie les deux années de travail consacrées par Playground Games, et tient toutes les promesses entrevues lors de sa présentation. La saisonnalité, qui est la grande nouveauté de la série, est aussi sa grande force, tant chacune des saisons apporte son lot de différences et de défis à part entière. La seule inconnue concerne bel et bien la jouabilité intégralement en multijoueur lorsque les serveurs seront pleins, mais elle a semblé plutôt intuitive et logique durant l'intégralité de ce test. Hormis cela, on retrouve ce qui fait le succès - et le plaisir - dans Forza Horizon 4 : des courses musclées, des défis amusants, et un environnement toujours plus beau et accueillant au fil des épisodes. 

 

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