Pour un gain pourtant nettement plus important...

Le gouvernement avait annoncé cet été que le surplus de recettes des radars, suite au passage à 80 km/h sur le réseau secondaire concernant les routes à double sens sans séparateur central, serait reversé aux hôpitaux, afin de moderniser les établissements de santé, publics et privés. Des chiffres en deça de ce que l'on était en droit d'attendre en se basant sur les premiers chiffres du 80 km/h.

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En effet, si l'on se base sur les chiffres de 2017, les radars automatiques ont généré plus d'un milliard d'euros de recettes (1013 millions d'euros) pour 17,03 millions de PV dressés. Si l'on rapporte en moyenne, cela fait un PV à un peu moins de 60 euros. Dès lors, si l'on divise ces 26 millions par 60 euros, on se retrouve avec 436'974 PV supplémentaires dont le budget serait reversé aux hôpitaux sur l'ensemble de l'année 2018, entre juillet et décembre.

Or, le délégué interministériel à la Sécurité Routière a déjà annoncé une augmentation de 243'000 flashs, rien qu'en juillet. Et même si l'on sait que les flashs ne signifient pas forcément qu'un PV sera dressé, un minimum de deux tiers d'entre eux se sont transformés en envoi de contravention. Dès lors, on estimait en juillet le gain à 10 millions d'euros par mois environ pour le gouvernement.

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Mais l'augmentation devrait aussi se répercuter sur les radars mobiles, puisque les forces de l'ordre vont devoir suivre ce changement aussi, et ces 10 millions de bonus par mois pourraient être une constante sur toute la fin d'année, et même après. Dès lors, il est toujours étonnant de voir que 26 millions d'euros sur les 60 de profit générés, soit moins de la moitié de l'augmentation, seront alloués à la cause qui devait initialement bénéficier de cette nouvelle loi.