Les critères d'attribution vont évoluer.

Comme nous l'avons vu dans cet article, la prime à la conversion connaît beaucoup de succès auprès des automobilistes français. Pour l'année 2018, le gouvernement prévoyait 100'000 bénéficiaires de cette prime. Mais, contre toute attente, de janvier à septembre 2018, ce ne sont pas moins de 170'000 dossiers qui ont été enregistrés. Résultat des courses, face à cet engouement, l'agence en charge de verser la prime est complètement débordée et 70'000 foyers n'ont toujours pas reçu le versement de leur prime à la conversion. 

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Lors de la présentation du projet de loi de finances 2019, le gouvernement a annoncé que la prime à la conversion sera maintenue en 2019. Cependant, les conditions d'obtention seront plus difficiles afin que la prime à la conversion soit plus "écologique". Les nouveaux critères n'ont pas encore été communiqués, mais il est possible que le seuil d'émission de COde la voiture neuve ou d'occasion que les demandeurs achèteront passe en dessous de 130 g de CO2/km.

Pour rappel, la prime à la conversion est une aide versée aux foyers imposables ou non. L'objectif est de renouveler le parc automobile français, en versant des primes allant de 1000 à 2500 euros. Pour un foyer imposable, la prime est fixée à 1000 euros. En revanche, pour un foyer non imposable, cette prime est multipliée par deux. Pour bénéficier de cette prime, les foyers doivent mettre au rebut leur vieille voiture datant d'avant 2001 pour les foyers imposables, et d'avant 2006 pour les foyers non imposables. La nouvelle voiture doit être plus récente et moins polluante (moins de 130 g de CO2/km). Enfin, il est à noter que pour l'achat d'un véhicule électrique, le montant de la prime est de 2500 euros.

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