C’est en tout cas l’objectif du Premier ministre Lars Løkke Rasmussen.

Après une guerre sans merci face au diesel, l'Europe semble peu à peu venir à bout de ce carburant, longtemps porté sur un piédestal. Preuve en est, nombreux sont les constructeurs à délaisser le diesel, notamment concernant les petites citadines. Ainsi, les Citroën C1, Peugeot 108 et autres Renault Twingo sont dépourvues de diesel. Certaines marques vont plus loin encore, comme Porsche par exemple qui, après avoir proposé durant quelques années du diesel sur ses Panamera, Cayenne et Macan, s'est finalement décidé à retirer ce carburant de son catalogue.

Certains pays prennent de l'avance sur les futures normes européennes en matière de dépollution et pourraient prendre des mesures drastiques. C'est le cas du Danemark qui, par l'intermédiaire de son Premier ministre, Lars Løkke Rasmussen, souhaite interdire purement et simplement la vente de véhicules thermiques d'ici 2030. Cela concernerait même les modèles hybrides. À l'occasion de son discours au Parlement, ce dernier a expliqué qu'il voulait "un Danemark qui soit à l'avant-garde, qui tire le monde dans une direction plus verte. […] Nous fixons le cap. Et envoyons un signal clair à l'Union Européenne, à l'industrie automobile et au reste du monde. Dans douze ans, seulement douze ans, nous voulons interdire la vente de nouvelles voitures essence et diesel."

Avec cette interdiction, le Danemark pourrait rejoindre l'Islande qui avait annoncé une mesure similaire en septembre. Rappelons que le Danemark est fortement engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique puisqu'entre 1980 et 2015, les émissions de carbone du pays ont diminué de 38 %, d’après l’institut State of Green. Le Danemark ambitionne également de devenir neutre en énergie fossile en 2050. En septembre, les voitures électriques ont représenté 45,3 % des nouvelles immatriculations au sein du pays. Du côté de la France, pour rappel, on vise un peut plus large avec une interdiction des ventes de véhicules thermiques d'ici 2040. D'ici là, de l'eau aura coulé sous les ponts.