Le diesel n'est plus aussi avantageux qu'il ne l'était.

C'est historique, pour la première fois en France, le prix du gazole dépasse celui du SP95-E10 ! En effet, nos confrères du journal Le Parisien rapportent que dans 20 % des stations-service, le gazole est plus cher que l'essence. Pire encore, dans le Val-de-Marne et en l'Alsace, le pourcentage des stations-service affichant le prix du gazole supérieur à l'essence grimpe à plus de 60 %. Si maintenant on analyse les prix communiqués par les 9902 stations-service recensées par le gouvernement, ce nouveau phénomène touche 2089 stations, soit 21 % des stations-service françaises.

Les véhicules carburant au diesel consomment en moyenne 20 % de moins que les voitures à essence. De plus, le gouvernement a encouragé pendant des décennies les automobilistes français à rouler en diesel grâce à une fiscalité plus avantageuse. Cependant, et suite aux nombreux scandales qui ont éclaté (dont le Dieselgate), l'État français a décidé de changer les règles du jeu. Désormais, la fiscalité sur le gazole devra rattraper celle de l'essence. Ainsi, en 2018, le gouvernement a augmenté la fiscalité de 7 centimes pour le diesel et de 4 centimes pour l'essence.

"Ce fameux rattrapage fiscal, c’est surtout un jackpot pour les finances publiques. Un centime de hausse de la fiscalité, c’est 400 à 450 millions d’euros qui tombent dans les caisses de l’État. On veut faire croire qu’on va sauver la planète, la vérité, c’est que Bercy cherche 12 milliards pour compenser l’exonération de la taxe d’habitation", répète Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes.

Enfin, le cours du pétrole brut a grimpé au cours de l'année. À l'heure où nous écrivons cet article, son cours est de 80 dollars. Quoi qu'il en soit, les automobilistes que nous sommes tous (ou quasiment) devront faire face à la flambée des prix et à ce phénomène, le gazole qui devient moins intéressant que l'essence. Pour rappel, en France, 30 millions de véhicules sont en circulation et 80 % d'entre eux carburent au gazole !

 
Source: Le Parisien