Le seuil passe de 120 g/km de CO2 à 117 g/km de CO2.

La mesure se tramait depuis déjà un certain temps. Cette fois-ci c'est fait : l'Assemblée nationale a voté durant cette nuit du lundi 22 au mardi 23 octobre le durcissement du malus automobile. Avec pour objectif "d'encourager l'acquisition de véhicules dits propres", le seuil du malus a été abaissé. Tandis que dans le même temps, l'exonération de taxes pour les pick-ups a été levée !

Dans les faits, les députés ont voté la baisse du seuil d'application du malus, le faisant passer de 120 g/km de CO2 à 117 g/km de CO2.

Définit comme une "taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d'immatriculation des véhicules"  et qui se base sur leur émission de dioxydes de carbone, tel que c'est décrit dans le projet de loi de finances pour 2019, ce nouveau malus abaissé et durci devrait permettre notamment de financer des projets, comme la prime à la conversion, en dégageant quelque chose comme 31 millions d'euros de recettes supplémentaires.

Une prime à la conversion dont on a appris il y a quelques heures, notamment via le journal Les Echos qu'elle devrait être renforcée dès 2019, notamment avec un passage de 1500 à 2500 euros d'aides pour les foyers non imposables. À suivre.

Pour en revenir à ce durcissement du malus, malgré son adoption, il a été vivement critiqué par des députés de l'opposition, Les Républicains et le Rassemblement National en tête, dénonçant une transition écologique qui se fait au détriment du pouvoir d'achat, ou qui pénalise les plus modestes.

Reste maintenant à savoir quand exactement sera effectif ce durcissement.