Un premier pas pour apaiser la colère des Français ?

Invité de la matinale d'Europe 1, le Président de la République, Emmanuel Macron, a inéluctablement été interrogé sur la crise du prix des carburants, qui pousse de plus en plus les Français à élever la voix. Quelques jours avant la journée de blocage qui doit intervenir le week-end prochain, samedi 17 novembre, il a expliqué pourquoi le gouvernement est inflexible sur les taxes et comment il compte contourner cette hausse des prix pour que les ménages puissent s'en sortir.

"Oui, ça augmente, mais en très grande partie à cause du prix du pétrole. À 70-80 %, c'est à cause des cours mondiaux", a révélé le Président de la République. Encore une fois, le discours diverge entre lui et son Premier Ministre, puisque Edouard Philippe avait révélé que c'était bien l'augmentation des taxes, inéluctable selon lui, qui était en cause. Cela se voit notamment par la variation énorme du cours du brut durant le dernier mois, une variation jamais répercutée à la pompe.

Emmanuel Macron veut également étendre à l'ensemble du territoire l'aide au transport proposée par la région Hauts-de-France aux personnes travaillant à plus de 30 kilomètres de leur domicile et qui peuvent recevoir 20 euros par mois, selon leurs revenus. Une aide qui sera défiscalisée : "Il faut aider nos citoyens les plus modestes qui n'ont pas le choix", désignant par là ceux qui font "30 ou 40 kilomètres chaque jour pour aller travailler. Je comprends leur colère, ils se sentent pris au piège et ils considèrent que c'est injuste."

Concernant justement le blocage prévu le 17 novembre, il préfère se montrer méfiant quant aux racines de ce blocage et à l'intention première des gens qui vont l'effectuer : "Parce que, généralement, derrière on trouve un peu tout et n'importe quoi, des choses qui n'ont rien à voir ensemble et des gens qui n'ont pas beaucoup de projets pour le pays, si ce n'est de le mettre à l'arrêt."

 

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