Il prend des risques pour valider ses logiciels.

Parmi les nombreuses particularités qui forgent la marque Tesla, on retrouve l'Autopilot, le système autonome de la marque américaine. Les véhicules entièrement électriques peuvent être mus par une intelligence artificielle autonome, qui emmène la voiture d'un point A à un point B sans l'aide du conducteur. Néanmoins, les systèmes actuels sont encore limités en capacités et surtout, limités légalement.

Les véhicules entièrement autonomes ne sont pas autorisés sur les routes, et l'Autopilot, comme tout système pouvant piloter tout seul, oblige quand même le conducteur du véhicule à garder les mains sur le volant. Mais Elon Musk, toujours prêt à voir plus loin, travaille déjà sur les capacités qu'auront ses véhicules à l'avenir et aurait installé sur sa Model S personnelle un logiciel bien plus agressif.

Dans une interview accordée cet été, il révélait que les capacités de ses voitures étaient nettement supérieures à ce que l'on voyait actuellement et que la mise à jour 9.0 du firmware Tesla, implémentée récemment sur les Model S, Model X et Model 3, était encore loin des standards rendus possibles par ses créations. Et pour faire tout cela, Elon Musk n'hésite pas une seconde à mouiller le maillot et à prendre des risques pour faire avancer ses technologies.

Il s'avère que 200 personnes de "l'équipe Autopilot" seraient en charge des tests sur le système avec leur voiture personnelle, mais que celle d'Elon Musk aurait une configuration du logiciel nettement plus agressive afin de détecter davantage de problèmes et de les faire remonter avant que les logiciels soient mis à disposition des clients. Un autopilote qui serait notamment plus réactif et plus permissif, puisque Tesla travaille beaucoup sur les distances et les changements de file.