La RATP va devoir utiliser des véhicules Crit'Air 4 et 5.

Si vous suivez avec assiduité l'actualité, vous n'êtes pas sans savoir que la ville de Paris est certainement l'une des plus actives concernant la lutte contre la pollution atmosphérique. De nombreuses mesures entrent en vigueur visant à éloigner de Paris, et même des villes aux alentours, les véhicules trop polluants. Pour cela, la mesure la plus répandu aujourd'hui reste la petite vignette Crit'Air désormais obligatoire. Cette dernière n'est d'ailleurs pas uniquement destinée à Paris, d'autres villes l'utilisent également. Pour éloigner les voitures des centres-villes, la ville met évidemment en place un réseau de transport urbain adéquat pour accueillir plus d'usagers. Un réseau qui doit, logiquement, être en adéquation avec la politique environnementale menée par la ville.

Le plan de restructuration du réseau de bus parisien, lancée en 2017, prévoit la modification de 53 lignes et l'ajout d'environ 250 arrêts supplémentaires. Cela nécessite l'arrivée de 118 nouveaux bus. La RATP a elle aussi pris le pas de la transition écologique en mettant en service des bus "propres", c'est-à-dire hybrides voire même électriques. Cependant, pour faire face à l'arrivée de 118 bus supplémentaires, il semblerait que la RATP ne puisse pas faire face à ses ambitions à court terme.

En effet, faute de bus "propres" disponibles, la RATP va remettre en circulation 118 bus diesel dès l'année prochaine. Ces véhicules, classés Crit'Air 4 et 5, font partis des modèles les pus polluants. Rappelons également que, théoriquement, les véhicules de transport de personnes classés en catégorie 5 n’ont même plus le droit de circuler dans Paris. Actuellement, la RATP bénéficie d'une flotte de 4700 bus, dont 74 fonctionnent au gaz naturel, 74 en tout électrique et 800 en hybride. Dans le cadre de la restructuration du réseau, l'entreprise se dotera à terme d'un "parc 100 % propre en 2025", comprenant ainsi 1000 nouveaux bus électriques. Les premières livraisons arriveront en 2020. En attendant, la RATP comble les trous, même si elle assure que : "Ces matériels vont faire l’objet d’une rénovation intérieure et sont tous équipés de filtres à particules permettant de limiter les émissions de polluants"