Les compagnies pétrolières et les distributeurs se sont engagés à répercuter au jour le jour la baisse des cours du pétrole sur les prix à la pompe.

Comme vous n'êtes sûrement pas sans le savoir, la grogne monte et continue de monter concernant les prix des carburants. Malgré une petite accalmie ces derniers jours avec des prix à la pompe qui commencent à repasser sous le seuil des 1,50 euro le litre, les consommateurs souhaitent que cette baisse s'inscrive dans la durée. En effet, cette diminution est occasionnée par la chute du prix du baril qui fluctue aujourd'hui aux alentours de 62 dollars. Rappelons que le 10 octobre dernier, le prix du baril de Brent avait atteint 85 dollars, ce qui avait engendré une envolée des prix à la pompe. Jumelée à l'augmentation des taxes sur les carburants au 1er janvier 2018, les prix des carburants ne cessaient d'augmenter.

Face au mécontentement des Français et à l'importante manifestation nationale qui s'organise le 17 novembre prochain, le gouvernement a souhaité prendre les devants. Face à l'embellie du marché ces derniers jours, Bruno Le Maire le ministre de l'Économie et des Finances et François de Rugy, le ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, ont convoqué les compagnies pétrolières et les distributeurs pour leur demander de "réduire leurs marges au maximum". François de Rugy a rappelé que Total s'était engagé à diminuer les prix de ses carburants de trois centimes d'euro. De son côté, Bruno Le Maire a annoncé à la presse avoir reçu l'engagement des compagnies et des distributeurs de "répercuter la baisse des prix du pétrole au jour le jour sur les prix à la pompe".

Si les prix à la pompe devraient donc baisser ces prochaines semaines, Bruno Le Maire reste lucide : "Les prix du pétrole resteront élevés dans les mois et dans les années qui viennentTous ceux qui tablent sur une baisse des prix du baril sont irresponsables." Effectivement, le gouvernement entend bien accélérer le mouvement concernant la transition énergétique en France. Si le prix du baril est à l'un de ses plus faibles niveaux depuis huit mois, les prix restent toutefois élevés. Le gouvernement dévoile également peu à peu d'autres pistes pour accompagner les ménages pénalisés par la flambée des prix du carburant. On peut par exemple citer la refonte du chèque énergie ou encore la défiscalisation des aides au transport.

Dans tous les cas, il suffit d'un rebond du cours du pétrole pour que la machine s'enraye de nouveau. Et cela ne risque pas de s'arranger dans les mois à venir puisque le gouvernement a déjà acté une nouvelle augmentation des taxes sur les carburants pour le 1er janvier 2019. Rappelons également que la période hivernale est aussi propice à l'augmentation du cours du pétrole, tout comme les différentes tensions qui animent la scène politique mondiale. On pense notamment aux sanctions américaines contre l'Iran qui pourraient faire repartir le prix du baril à la hausse.