Le Sénat a voté le gel de la taxe carbone.

Nouvel épisode concernant la fiscalisation des carburants et l'application prochaine de la taxe carbone, revendication première (et lointaine ?) des premiers gilets jaunes. Comme annoncé il y a peu à la radio par Gérard Larcher, son président, le Sénat a voté ce lundi 26 novembre 2018 le gel de la hausse des taxes sur les carburants. Voté dans le cadre de l'examen du projet de budget 2019, ce gel revient à dire qu'aucune hausse n'aura lieu comme prévu au 1er janvier 2019, et que les prix seront stabilisés à partir de ce moment là.

Pour rappel, on parle ici d'une hausse prévue de 10 centimes sur l'essence et 19 centimes sur le diesel d'ici 2022, dont 3 centimes sur l'essence et 6 centimes sur le diesel en 2019. Le Sénat frappe donc fort avec une mesure choc. Sauf que...

Que toutes les personnes qui s'opposent à la mise en place de ces nouvelles taxes sur les carburants, gilets jaunes ou pas, ne se réjouissent pas trop tôt. En effet, si le Sénat a majoritairement voté ce gel des taxes, c'est notamment parce que sa majorité est plutôt de droite politiquement. Et que de toute façon, cet amendement doit d'abord être adopté par l'Assemblée nationale. Et que cette dernière est dominée par la majorité présidentielle. Et que le gouvernement ne l'entend pas de cette oreille. Et que donc, le gel a de très fortes chances, sauf énorme surprise, d'être retoquée.