Mazda ne mise plus spécialement sur les sportives.

Présentée dans le cadre du salon de Los Angeles, la nouvelle Mazda3 a pour elle une plastique avantageuse et, d'après son géniteur, des entrailles offrant un maximum de plaisir de conduite. Deux qualités qui auraient pu faire d'elle une alternative séduisante à la Mégane R.S. ou à la Peugeot 308 GTi, si Mazda avait daigné lui offrir une mécanique délivrant ce qu'il faut en matière de puissance. Mais, malheureusement, la marque japonaise ne l'a pas fait, et ne le fera pas non plus dans les années à venir.

2019 Mazda3

Dans un entretien accordé à des journalistes australiens, Akira Marumoto, le nouveau PDG du constructeur, s'est montré très clair : "nous ne prévoyons pas de MPS (trois lettres synonymes de sportivité chez Mazda, NDLR) pour l'avenir". Le marque nippone considère qu'elle n'a pas les moyens de se lancer à l'assaut de ce segment pas forcément très rentable sur le plan commercial, et qu'il est plus judicieux pour elle de se concentrer sur une montée en gamme, son objectif étant à terme de rivaliser avec certaines marques premium européennes. Bref, vous pouvez dire adieu à vos rêves de dérivé "MPS", pour la 3 mais aussi pour les autres modèles de la gamme, semble-t-il.

Le même Akira Marumoto a par ailleurs fait comprendre qu'il était inutile d'espérer une nouvelle sportive à moteur rotatif. Le RX Vision Concept de 2015 n'était donc qu'une étude de style. Le moteur rotatif reviendra chez Mazda, mais sous la forme d'un prolongateur d'autonomie pour les véhicules électriques. C'est de suite moins excitant...

Enfin, n'espérez pas non plus une sportive électrique chez Mazda. "Je ne veux pas faire une telle voiture, je préfère l'odeur d'essence", déclare à ce sujet Akira Marumoto.

Source : Drive