Pour 2019 en tout cas.

À l'origine de la colère des Gilets jaunes, la hausse des taxes sur le carburant ne se poursuivra pas l'année prochaine. L'Élysée vient en effet d'annoncer qu'elle serait purement et simplement annulée en 2019, désavouant au passage le Premier Ministre Edouard Philippe qui plaidait, lui, pour un moratoire de six mois.

L'Elysée cherche toutefois à arrondir les angles, expliquant que cette décision a été prise conjointement par le président et le Premier Ministre. "Le président et le Premier ministre ont souhaité de concert que la hausse de la taxe carbone prévue dans le budget 2019 soit supprimée. Le débat citoyen et parlementaire des semaines et des mois à venir devra permettre de trouver les solutions et les financements qui répondront aux enjeux de la transition écologique, solutions qui devront préserver le pouvoir d'achat de nos concitoyens", indique la présidence de la République. De son côté, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a expliqué hier sur le plateau de BFM TV que cette décision avait été prise pour montrer aux Français qu'il n'y aurait pas "d'entourloupe".

Ce revirement va-t-il apaiser la colère des Gilets jaunes, qui s'apprêtent à manifester une nouvelle fois ce samedi ? Rien n'est mois sûr, puisque les revendications de ce mouvement ne se limitent plus à l'annulation des taxes sur le carburant.

Le gouvernement comptait appliquer une nouvelle hausse de trois centimes sur l'essence et de six centimes sur le gazole au 1er janvier 2019. Il renonce donc à son plan initial, mais rien ne dit qu'il ne finira par remettre le sujet de la hausse des taxes du carburant sur la table...

Photos : Thomas Bresson