Les tensions se calment, les taxes s'éloignent.

Les trois principaux PDG de l'industrie automobile allemande se sont rendus à Washington mardi pour rencontrer brièvement Donald Trump. Le Président des États-Unis s'est entretenu avec Dieter Zetsche, PDG de Daimler, Herbert Diess, PDG de Volkswagen, et Nicolas Peter, directeur financier de BMW. Les tensions sont toujours présentes entre les constructeurs européens et Trump, qui menaçait de taxer à 20% les véhicules importés du Vieux Continent, et en particulier les allemandes.

Néanmoins, les représentants des trois principales marques originaires d'outre-Rhin se sont montrés plutôt rassurés, assurant que le spectre de cette augmentation de la fiscalité s'éloignait pour le moment. De son côté, la Maison Blanche s'est fendue d'un petit communiqué expliquant que le président Trump "a partagé sa volonté de voir tous les constructeurs automobiles produire aux États-Unis et d'offrir un environnement plus favorable aux entreprises".

Le ministre du Commerce avait de son côté annoncé, avant la réunion, vouloir faire augmenter à ces constructeurs leur production aux États-Unis afin de réduire le déficit commercial du pays dans le domaine de l'automobile et des pièces détachées. Celui-ci s'élève actuellement à 30 milliards de dollars annuels, ce qui représente près de la moitié du déficit commercial des USA face à l'Allemagne.

Heureusement, l'heure était à l'optimisme après cette entrevue, et Zetsche a annoncé que "la menace potentielle a été réduite" grâce à cette rencontre. Il a expliqué que les dirigeants des marques allemandes ont renouvelé leur volonté d'investir encore plus aux États-Unis, mais a précisé qu'il avait demandé pour cela que les conditions restent les mêmes qu'aujourd'hui, soulignant une "ambiance très positive et plaisante".

En dépit de la pression que met Donald Trump sur les constructeur allemands, Herbert Diess a pour sa part exprimé son optimisme : "La raison pour laquelle nous sommes là, c'est pour éviter les droits de douane supplémentaires et je pense qu'on est sur la bonne voie. Je pense que nous avons fait un grand pas en avant." Volkswagen a rappelé par ailleurs ses projets de collaboration avec Ford et Microsoft, tandis que BMW a souligné qu'il avait déjà investi 9,3 milliards de dollars (un peu plus de huit milliards d'euros) aux États-Unis.

 

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