Un chiffre annuel en hausse.

Si les chiffres sont en baisse en France, avec une année record qui se profile en 2018 concernant le faible nombre de décès sur les routes, ce n'est pas le cas à l'échelle de la planète, où le nombre de morts ne cesse de croître. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique que l'on atteint 1,35 million de morts par an.

En cause, le manque de sécurité dans les pays les plus pauvres, tandis que l'organisation explique que les accidents de la route sont désormais la principale cause de décès chez les 5-29 ans à l'échelle de la planète. Le chiffre a augmenté d'environ 10% depuis le rapport effectué par l'OMS en 2009, ce qui n'est pas pour rassurer le directeur général de l'OMS.

"Ces décès représentent un prix inacceptable pour la mobilité", a expliqué le Docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Il n'y a aucune excuse pour l'inaction. Ce rapport est un appel aux gouvernements et aux partenaires à prendre des mesures beaucoup plus importantes pour mettre en œuvre ces mesures."

Néanmoins, la courbe de progression des accidents mortels suit celle de la natalité, ce qui laisse un espoir de voir la courbe redescendre à l'avenir. Selon l'OMS, "les efforts déployés en matière de sécurité routière dans certains pays à revenu intermédiaire ou élevé ont atténué la situation", notamment par de meilleures législations au niveau de la vitesse, de l'alcool au volant, ainsi que de l'obligation du port de la ceinture, du casque pour les motards et du siège auto pour les enfants.

Malheureusement, le bilan reste nettement plus mitigé dans les pays où des investissements ne peuvent pas être faits correctement. Ainsi, les risques restent trois fois plus élevés dans les pays à faibles revenus. Par continent, la moyenne la plus élevée se situe en Afrique avec 26,6 pour 100'000 habitants, tandis que la plus basse se situe en Europe avec 9,3 pour 100'000 habitants.

 

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