Le PDG de Renault sera bel et bien poursuivi pour malversation au Japon, alors que de nouveaux soupçons pèsent sur lui.

Trois semaines après son arrestation au Japon, Carlos Ghosn a été mis en examen à l'issue de sa garde à vue, selon les informations de l’agence Kyodo et de la chaîne publique NHK. L'ex-PDG de Nissan, qui a été évincé par le constructeur japonais mais est toujours, à l'heure actuelle, à la tête de Renault, est soupçonné de malversation. 

La mise en examen, portant sur la dissimulation de revenus perçus chez Nissan entre 2010 et 2014 (estimés à 38 millions d'euros), vise Carlos Ghosn mais également son conseiller Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, ainsi que le constructeur nippon en tant qu'entité morale. Une procédure est en effet engagée contre Nissan puisque c'est l'entreprise qui rédige les déclarations de revenus.

S'il est reconnu coupable, Carlos Ghosn encourt une peine maximale de dix ans de prison. Mais l'affaire ne s'arrête pas là puisque la justice japonaise a décidé d'un nouveau placement en garde à vue de l'homme d'affaires, pouvant aller jusqu'à 22 jours supplémentaires. Les mêmes agissements lui sont reprochés, mais cette fois-ci sur la période 2015-2018, pour des revenus estimés à 31 millions d'euros. 

Peu après le début de l'affaire, Renault a nommé Thierry Bolloré à la direction exécutive, considérant que Carlos Ghosn était "empêché".

La chronologie de l'affaire Carlos Ghosn :