C'est en Pennsylvanie que la société de VTC relance son programme de développement de véhicules autonomes.

Suite à un accident survenu dans la ville de Tempe, en Arizona, aux États-Unis, le spécialiste des VTC s'était vu interdire l'expérimentation de ses véhicules autonomes en mars 2018. Un coup dur pour Uber qui avait investi des millions d'euros dans la recherche et le développement. Pour rappel, l'accident avait impliqué un Volvo XC90 équipé d'un système de conduite autonome faisant parti de la flotte d'Uber et une femme qui traversait en dehors d'un passage pour piétons.

Mardi 18 décembre 2018, Uber a de nouveau eu l'autorisation d'expérimenter ses voitures autonomes, non plus en Arizona, mais en Pennsylvanie près du centre-ville de Pittsburg. Ces essais seront toutefois beaucoup plus encadrés. En effet, ils seront maintenant effectués sur un court trajet entre deux sites appartenant à la société. Ces même tests n'auront plus lieu la nuit, sous la pluie ou encore dans des zones très fréquentées. La vitesse est également contrôlée puisque les voitures rouleront, au maximum, à 40 km/h. Les voitures seront toujours encadrées par la présence de deux personnes à bord, deux opérateurs, et non plus une tierce personne comme pouvait avoir recours Uber par le passé. En complément de son logiciel de conduite autonome, Uber a également activer le système de freinage automatique d'urgence des Volvo XC90.

Concernant le véhicule en question, un Volvo XC90 donc, le constructeur suédois s'est défendu : "Les ingénieurs de Volvo Cars ont travaillé en étroite collaboration avec ceux d'Uber pour développer les XC90 qui constituent la flotte du géant du transport. Les véhicules de base intègrent toute la sécurité, la redondance et la technologie de conduite autonome requises par Uber pour ajouter ses propres systèmes de conduite autonome". Une déclaration pas vraiment surprenante de la part de Volvo qui, pour rappel, prône depuis des années la sécurité.

Dans tous les cas, depuis l'accident survenu en mars dernier, une enquête est toujours ouverte par le Conseil national de la sécurité des transports. Ses conclusions sont attendues en 2019. Uber continue toutefois ses tests, de manière plus discrète cependant, mais l'entreprise de VTC a aussi besoin de rendre des comptes concernant l'avancée de ses tests, notamment si elle souhaite entrer en Bourse prochainement, comme cela semble prévu. Rappelons également qu'Uber n'est pas la seule société a avoir rencontré des problèmes. En mai 2016, une Tesla Model S qui circulait avec le système Autopilot, a percuté un homme causant ainsi son décès.