Le décret est passé !

Initialement prévu pour le 1er janvier 2019, le durcissement du contrôle technique faisait suite à celui déjà opéré en mai, qui avait été mal accueilli par les automobilistes. En ces temps de contestation menée par le mouvement des Gilets Jaunes, et initialement destiné à empêcher la taxe carbone, la sévérité renforcée notamment pour les véhicules diesel n'était pas bien accueillie.

Lors de son allocution télévisée destinée à calmer les manifestations, Emmanuel Macron avait annoncé que ce durcissement n'aurait pas lieu, tout autant que la taxe carbone ne serait finalement pas appliquée immédiatement, les deux étant gelées pour six mois supplémentaires afin de ne pas asséner trop de mesures pénalisantes pour les foyers, alors que le pouvoir d'achat est au centre des débats.

Le décret repoussant le durcissement du contrôle technique a été validé et repousse bien la mesure au minimum de six mois, soit au 1er juillet 2019. Selon le décret signé par le ministre de l'Écologie, François de Rugy, la sévérité des contrôles sera bien renforcée au début de l'été. Dès cette date, les véhicules diesel les plus récents devront respecter les valeurs d'opacité en vigueur à leur homologation. Pour les véhicules un peu plus anciens, un barème de vieillissement sera appliqué et si le véhicule ne passe pas, cela sera considéré comme un défaut majeur.

Enfin, le gouvernement a appelé les professionnels et centres de contrôle en particulier à limiter la hausse des tarifs. Le Conseil national des professionnels de l'automobile (CNPA) a assuré que "les enseignes des réseaux de contrôle technique (Auto Sécurité, Autosur, Autovision, Sécuritest, Dekra, Norisko et Autocontrol) ont pris l’engagement d’appeler leurs affiliés à une modération des prix en 2019", ajoutant que "les professionnels représentés par le CNPA se sont également engagés à mettre en place en 2019 une plateforme d'information des consommateurs pour recenser les centres de contrôle technique, leurs prestations et leurs tarifs".