Pas d'interdiction comme certains le souhaitaient, mais des évolutions quand même.

La publicité pour l'automobile est dans le viseur d'une partie des responsables politiques français. De plus en plus de voix s'élèvent en effet pour interdire aux constructeurs de faire la promotion de leurs modèles, au moins dans certaines circonstances. C'est par exemple le cas des députés Matthieu Orphelin et Delphine Batho, qui ont déposé un amendement en ce sens au projet de loi d'orientation des mobilités. Il y est proposé d'interdire à partir du 1er janvier 2020 "toute publicité portant sur des véhicules particuliers dont les émissions de dioxyde de carbone sont supérieures à 60 grammes par kilomètre".

Yannick Jadot, le chef de file des Verts aux dernières élections européennes, adopte sans véritable surprise une position peu ou prou similaire. Dans une interview accordée à RTL, il a déclaré : "Les voitures, les grosses cylindrées, il faudra arrêter. Je sais que c'est très compliqué pour les journaux, je sais que c'est très compliqué pour les médias, mais c'est un imaginaire collectif de la surconsommation, de la surconsommation de carburant, de véhicules très lourds et malheureusement après on se plaint que les pleins coûtent trop chers..."

La ministre des Transports Elisabeth Borne n'est pas tout à fait sur la même longueur d'onde, bien qu'elle veuille elle aussi faire évoluer les choses. Elle plaide pour la solution douce adoptée lors de l’examen en commission de la loi sur les mobilités : la présence obligatoire d'un message rappelant l'existence des transports en commun ou incitant à se tourner vers la mobilité active sur les publicités automobiles. "Quand vous avez une publicité pour des bonbons, on vous dit 'Il faut bouger'. Eh bien quand on fait une publicité pour les voitures, c'est la même chose. On vous dit 'Attention, il faut aussi faire du vélo ou prendre les transports en commun'", a-t-elle expliqué au micro d'RMC.

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