Carlos Tavares se veut rassurant !

La fusion désormais inéluctable entre PSA et FCA a fait naître les craintes de voir quelques marques en payer le prix fort, puisque le nouveau mastodonte en comportera 14. Du côté de PSA, on retrouve évidemment Peugeot et Citroën, ainsi que DS, Opel et Vauxhall, tandis que le groupe Fiat Chrysler Automobiles, déjà lui-même fruit d'une fusion en 2014, comporte neuf marques (Abarth, Alfa Romeo, Fiat, Lancia, Maserati ainsi que Chrysler, Dodge, Jeep et RAM).

Carlos Tavares, PDG de PSA et futur leader du quatrième groupe automobile mondial, s'est toutefois montré rassurant quant au futur de chacune des marques qui composeront ce géant, et quant à la pérennité des usines fabriquant ces voitures : "Je ne vois pas de nécessité de supprimer des marques si ce 'deal' venait à se conclure, car elles ont toutes une formidable histoire et une force. Cela fait partie des enjeux que de bien gérer la complémentarité de ces marques pour couvrir le marché."

"Lorsque nous avons pris le contrôle d'Opel, la situation était bien plus critique. Avec Opel, nous sortions de vingt ans de pertes accumulées et nous avons su redresser cette entreprise sans fermeture de site. Là, FCA est une entreprise en bonne santé", poursuit-il, pointant toutefois les défis que doivent relever les acteurs du secteur. "Les marges dans l'industrie automobile sont en permanence sous pression et il faut en permanence chercher la productivité".

Opposant affirmé à l'automobile électrique, Carlos Tavares sait toutefois que son groupe n'échappera pas à ces technologies, et il admet qu'il sera plus facile de faire des économies avec un groupe plus grand sur le plan de la recherche et du développement. Les économies sont d'ailleurs estimées à 3,7 milliards d'euros, même si les investissements technologiques nécessaires sur dix ans sont estimés à 5 milliards d'euros : "Il faut se préparer en diluant les énormes coûts de recherche et développement que nous avons en ce moment et en nous donnant un effet volume sur l'achat des éléments électriques notamment des batteries", conclut Tavares.