Pour prendre la suite de Thierry Bolloré ?

Le mois dernier, Renault a décidé de démettre Thierry Bolloré de ses fonctions de directeur général du groupe français, à la suite d'une décision de Jean-Dominique Senard. Depuis, c'est Clotilde Delbos qui a pris le poste par intérim, mais le Losange cherche toujours son directeur général, avec la participation de cabinets spécialisés dans la recherche des meilleurs profils pour être à la hauteur de ce poste. 

Et parmi les noms qui tiennent la corde, celui de Luca de Meo semble se placer comme favori, puisque l'Italien remplit les conditions idéales pour le poste. Celui-ci est en effet président de Seat depuis 2015 et possède près de 20 ans d'expérience dans le monde de l'automobile. D'abord embauché par Renault puis par Toyota, il a ensuite rejoint Fiat, avant de passer dans le groupe Volkswagen il y a dix ans. Initialement directeur du marketing pour la marque éponyme puis pour le groupe, il a ensuite été membre du Conseil d'administration en charge des ventes chez Audi, avant d'être promu au poste de président de Seat il y a quatre ans.

Ce serait donc un retour au source pour de Meo, qui parle couramment français. Pour Renault, il représente le profil idéal, avec une expérience de la direction d'une marque, mais aussi la capacité à s'occuper de liens entre plusieurs marques, comme il l'a fait au sein du groupe Volkswagen, puisque l'Alliance entre Renault et Nissan vit des tensions, et que l'apaisement de celles-ci sera également au programme de la mission du prochain directeur général de Renault.

Pour ce qui est des autres noms cités, on trouve Patrick Koller, président de la marque Faurecia, un équipementier du groupe PSA. Les deux autres pistes pour remplacé Thierry Bolloré se trouvent en interne de l'Alliance Renault-Nissan, puisqu'il s'agit de Gianlucca de Ficchy, président de Nissan Europe, et Clotilde Delbos, actuelle directrice générale par intérim, qui pourrait être conservée à ce poste à titre définitif.