Alpine, qui va prendre du galon en 2021, va bientôt voir sa gamme s'étoffer avec, qu'on le veuille ou non, la présence d'un SUV.

Avec l'arrivée de Luca de Meo à la tête du groupe Renault, Alpine ne devrait pas rester la marque qu'elle est actuellement, c'est-à-dire avec un seul produit qui tente de survivre coûte que coûte sans réelles perspectives d'évolution. Le patron italien, qui va dévoiler officiellement la nouvelle feuille de route du groupe Renault en janvier 2021 l'a déjà confirmé à demi-mot : Alpine deviendra la marque sportive du groupe.

Cela se ressent déjà à plusieurs niveaux puisque Renault Sport sera rebadgé Alpine, comme c'est le cas avec l'écurie Renault F1 Team qui deviendra Alpine F1 Team dès l'année prochaine. Cela ouvre donc de nouvelles perspectives pour Alpine, qui devrait voir son catalogue s'étoffer d'ici quelques années. L'A110 devrait néanmoins rester le porte-étendard de la marque, un peu à l'image de ce qu'est la 911 à Porsche par exemple.

Luca de Meo souhaiterait faire évoluer l'A110 dans le temps en gérant son cycle de vie et en la modernisant. D'ailleurs, comme la Porsche, l'A110 devrait avoir le droit à de nouvelles déclinaisons d'ici quelques années avec une version A110T pour "Targa" et une A110R pour "Radicale".

Essai Alpine A110 S (2020)

Un SUV Alpine à l'accent japonais ?

Tout comme Porsche, Alpine veut créer un univers autour de son produit emblématique, et cela passera évidemment par des produits à volume pour continuer à proposer des véhicules plus enthousiasmants. La firme dieppoise devrait donc passer par la case SUV, et électrique qui plus est, comme c'était déjà dans l'air du temps avant l'ère Luca de Meo. Sauf que le patron italien devrait mettre un coup de fouet au projet et activer différents leviers, dont celui de la fameuse − et parfois si rare − synergie entre Renault et Nissan.

Comme le révèlent nos confrères de l'Argus, Alpine compte bien lancer un SUV 100 % électrique, concurrent en quelque sorte du futur Porsche Macan, lui aussi 100 % électrique. Appelé en interne "PZ110", le modèle devrait utiliser la plateforme CMF-EV dans sa version rallongée pouvant ainsi intégrer un train arrière directionnel. Le futur SUV d'Alpine devrait aussi utiliser les technologies du Nissan Ariya.

La firme japonaise a déjà dévoilé les différents niveaux de puissance de son modèle, ce qui peut donner quelques indices sur le futur SUV d'Alpine, même si des réajustements pourraient avoir lieu au vu des velléités sportives de la marque.

2021 Nissan Ariya
2021 Nissan Ariya

Le Nissan Ariya en quelques chiffres

En version deux roues motrices, l'Ariya est disponible soit avec une batterie de 63 kWh soit avec une de 87 kWh. La première est annoncée à 360 kilomètres d'autonomie selon le cycle WLTP et la seconde à 500 kilomètres. Le modèle équipé de la batterie de 63 kWh est équipé d'une motorisation de 218 chevaux et 300 Nm tandis que l'autre bénéficie de 242 chevaux et 300 Nm.

Du côté des versions quatre roues motrices, ce sont les mêmes batteries qui seront proposées : 63 kWh, 87 kWh et 87 kWh Performance. Plus lourdes, les versions quatre roues motrices perdent quelques kilomètres d'autonomie. Elles sont annoncées respectivement à 340, 460 et 400 kilomètres. Au niveau de la puissance du groupe motopropulseur c'est en revanche un peu plus véloce puisqu'elles proposent respectivement 279 chevaux et 560 Nm306 chevaux et 600 Nm et jusqu'à 394 chevaux et 600 Nm pour la version 87 kWh Performance. Nissan annonce un 0 à 100 km/h en 5,1 secondes pour la version la plus puissante et une vitesse maximale de 200 km/h.

Voici donc vraisemblablement la base de travail des ingénieurs de chez Alpine pour le futur SUV de la marque, qui ne devrait pas pointer le bout de son nez avant 2023. En attendant, Alpine sera aussi déclinée en une sorte de finition du côté de chez Renault, comme les modèles R.S. Line par exemple, qui font écho aujourd'hui à Renault Sport.