La ville de Paris amorce son grand nettoyage : les véhicules produits avant le 1er janvier 1997 seront désormais bannis des rues de la capitale, sous peine d'amende.

Afin de bénéficier de l'autorisation de circuler dans les rues de la capitale, chaque véhicule devra ainsi être identifié par l'une des six pastilles de couleur définies par leur degré de pollution et de leur ancienneté.

Cette hiérarchie a été établie par un arrêté du Ministère de l'Environnement, démarrant avec les véhicules 100% électriques (vignette bleue) pour aller jusqu'aux voitures diesel mises en circulation entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000 inclus (vignette bordeaux). Entre ces deux extrémités, les autres véhicules seront identifiés par des pastilles jaunes, oranges et rouges (du moins polluants au plus polluants).

Au-delà de 1997, les véhicules ne pourront pas bénéficier de la vignette, qui devient ainsi obligatoire pour emprunter les rues de Paris. À noter que cette interdiction sera appliquée en semaine, de 8h00 à 20h00, et qu'elle ne concerne pas l'usage du périphérique. Dès le 1er juillet, les contrevenants seront passibles d'une amende de 35 euros, qui passera à 78 euros à partir du 1er janvier 2017.

D'autres municipalités comme Strasbourg, Grenoble ou Bordeaux pourraient à leur tour adopter cette mesure dans certaines zones de circulation restreinte (ZCR), de manière permanente, ou temporairement lors de certains pics de pollution.

Les véhicules anciens ne seront en revanche pas tous concernés par cette interdiction de circulation, à condition de bénéficier de la catégorisation "Collection" sur leur carte grise. Les incontournables du patrimoine automobile, comme la Citroën 2CV (photo) pourront ainsi échapper à cette interdiction, sous certaines conditions.

La mesure se fera encore plus restrictive à partir de 2020, où cette interdiction de circulation dans Paris concernera cette fois tous les véhicules immatriculés avant l'année 2011.