La ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Ségolène Royal, a proposé à Elon Musk, PDG de Tesla, d'implanter une unité de production sur les lieux de l'actuelle centrale nucléaire alsacienne.

C’est en février dernier qu’Elon Musk avait profité d'une visite à Paris pour évoquer de manière informelle ses projets de création d'unité de production en Chine et en Europe. Tesla, qui compte déjà une usine aux Pays-Bas (Tilburg) songe visiblement à l'Allemagne et à la France. Et même plus spécifiquement à l'Alsace, à en croire les rumeurs.

Ségolène Royal, la Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, a choisi de saisir la balle au bond en faisant dès aujourd'hui un appel du pied au PDG de la marque Tesla. La femme politique socialiste lui a en effet ouvertement suggéré le site de Fessenheim, près de Colmar.

C’est là que se trouve la centrale nucléaire la plus ancienne de France, puisqu’elle a été ouverte en 1978. Elle pourrait donc se muer en unité de production des véhicules électriques haut de gamme du constructeur américain, selon le souhait de Royal.

"Je lui ai dit : j'ai un endroit pour vous, Fessenheim", a dévoilé la Ministre, qui rencontrera dans une dizaine de jours les dirigeants de Tesla. "Il n'a pas dit non. Qui ne risque rien n'a rien !"

"Ce serait formidable, parce que l'on annoncerait la fermeture de Fessenheim", a-t-elle poursuivi. "Il y a autre chose qui se construit, on tourne une page et on regarde le futur."

Mais l'opération n'est pas si simple car, si la fermeture de Fessenheim est évoquée pour 2017 ou 2018, celle-ci n'a pas encore été officiellement actée, et fait l'objet de bien des discussions, notamment avec EDF, le gestionnaire du site, les syndicats et les collectivités locales, qui s’inquiètent du plan de réhabilitation de Fessenheim.

Si Tesla venait à accepter la proposition de Ségolène Royal, il faudrait ainsi attendre plusieurs années avant de voir la firme californienne s'installer dans l'Est de la France.