Face à la pollution automobile, le gouvernement d’Angela Merkel passe à l’action.

Le gouvernement allemand a décidé de voter son projet de loi autorisant les maires des villes à bannir légalement les vieux diesels dans l’ensemble des centres urbains du pays. Cette loi constitue, du coup, une avancée majeure dans la lutte contre la pollution liée aux gaz d’échappements automobiles.

Si les municipalités allemandes étaient déjà bien décidées à appliquer une telle mesure, elles devaient patienter, car le cadre légal n’était pas encore défini. C’est désormais chose faite et des décisions concrètes pourront être prises dans un futur proche.

En Allemagne comme en France, le diesel représente encore une part très importante du parc automobile. Environ 50% des véhicules neufs roulent au diesel là-bas comme chez nous, mais l’Allemagne compte davantage de vieux diesels, puisque seuls 33% des véhicules répondent à la norme Euro 6. Pour information, le diesel représente aujourd'hui 74% des ventes de BMW.

Outre-Rhin, les limites d’oxydes d’azote dans l’atmosphère sont, comme chez nous, régulièrement dépassées. Pour autant, les constructeurs allemands, parmi les plus influents au monde, tiennent à rappeler que le diesel constitue toujours une motorisation de choix dans la lutte pour la réduction des émissions de CO2.

L’association de l’industrie automobile allemande va jusqu’à affirmer :  "Quiconque défend la protection du climat ne peut renoncer au diesel." Mais à l’opposé, l'Agence européenne pour l'environnement estime à environ 10’000 par an le nombre de décès liés à l’émission de particules fines et d’oxydes d’azote en Allemagne.

La lutte contre la pollution liée au diesel pourrait encore être renforcée des suites du scandale Volkswagen, ce dieselgate ayant pour le moins marqué les mémoires dans le secteur automobile, l’Allemagne en première ligne.