La marque au Losange avait été priée de s’expliquer et a décidé d’agir.

C’était il y a quelques mois : la commission mandatée par la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie Ségolène Royal avait appelé Renault, afin que le constructeur français justifie les écarts constatés en matière d’émissions d’oxydes d’azote.

En plein scandale Volkswagen, la confusion était alors née mais il n’était nullement question de tricherie pour le groupe Renault qui, en revanche, se voyait accuser de retard conséquent quant au traitement des oxydes d’azote.

Renault n’a pas (trop) tardé à réagir, puisque la marque annonce l’arrivée d’un nouveau système de traitement. Son objectif : réduire les émissions concernées de 50%. Un "ensemble d’actions" va ainsi être mis en place afin de diminuer de façon drastique l’échappement de ces gaz, reconnus comme étant particulièrement polluants et favorisant l’effet de serre, et donc le dérèglement climatique en cours.

Concrètement, Renault indique une augmentation de "la plage de température de fonctionnement des systèmes EGR", c’est-à-dire le cycle de recyclage des gaz d’échappement. Une autre modification est aussi prévue concernant "la performance renforcée du pilotage du NOx trap".

C’est donc comme cela que les émissions d’oxydes d’azote des voitures produites par le groupe Renault devraient être divisées par deux dans un avenir proche. Les véhicules répondant à la norme Euro 6b et déjà sur les routes pourront aussi bénéficier de ces modifications en passant par le garage, après avoir été convoqués par le constructeur.