Accueil

BMW

Actualités

Pourquoi BMW surmonte mieux la crise

Porsche souffre, Volkswagen trébuche, mais BMW annonce des bénéfices de plusieurs milliards. Que fait-on différemment à Munich ? Nous avons analysé cela.

BMW-CEO Oliver Zipse auf der Jahreskonferenz 2026

Photo: BMW

Par: Christopher Otto

Publié par: Emmanuel Rolland

13 Mar à 17:44

Ajouter Motor1.com en tant que source préférée sur Google

Partager

L’industrie automobile allemande traverse une période agitée. Volkswagen annonce pour 2025 une chute de 44 % de son bénéfice, tandis que Porsche fait face à un résultat opérationnel en baisse de plus de 90 %. À première vue, BMW semble faire figure de valeur refuge : le groupe munichois affiche un bénéfice avant impôts de plus de 10 milliards d’euros.

Mais un second regard révèle une réalité plus nuancée : le bénéfice opérationnel (EBIT), reflet direct de la performance du cœur d’activité, a reculé de 11,5 %. Tout n’est donc pas aussi solide qu’il n’y paraît, même si la capacité de BMW à jouer sur plusieurs tableaux en fait l’acteur le plus robuste du moment.

Le paradoxe : plus de complexité, une marge meilleure

Le point le plus frappant dans les comptes de BMW tient à un paradoxe : alors que des concurrents comme Volkswagen voient leurs marges s’éroder sous le poids des coûts liés à une stratégie électrique radicale et très focalisée, BMW parvient à dégager un meilleur rendement avec une stratégie multi-motorisations, a priori plus complexe et plus coûteuse.

La marge EBIT de la division automobile s’est établie à 5,3 % en 2025. C’est en recul, mais cela reste un niveau solide au regard de la concurrence, que d’autres devront d’abord retrouver. Porsche, par exemple, ne peut qu’en rêver. 

40 ans de l'usine BMW de Ratisbonne

Photo : BMW

L’explication est simple : la stratégie de BMW offre une flexibilité maximale. Le constructeur peut fournir, sur chaque marché, le type de motorisation le plus demandé à l’instant T. Si la demande de voitures électriques ralentit dans une région, les ventes d’hybrides ou de modèles thermiques modernes compensent. Cette résilience limite les coûteuses surcapacités et protège la marge. Ici, la complexité n’est pas un handicap, mais un véritable bouclier stratégique.

Trois moteurs discrets de la réussite

Au-delà de l’orientation générale, trois activités contribuent à consolider ces performances :

1. Une stratégie électrique qui fonctionne réellement : BMW ne se contente pas d’avoir une stratégie électrique, elle semble aussi rentable. Avec plus de 442 000 voitures 100 % électriques vendues en 2025, la marque occupe une position solide. Le signal le plus déterminant vient toutefois des perspectives : la forte demande pour le premier modèle de la « Neue Klasse », le BMW iX3, montre que la prochaine génération d’électriques est déjà promise au succès avant même d’arriver sur la route.

2. MINI, une surprise positive : la marque britannique du groupe s’impose comme un champion discret. Avec une hausse des ventes de 17,7 % à plus de 288 000 véhicules, MINI a été un moteur important de croissance. Plus impressionnant encore, la part de l’électrique : plus d’un MINI sur trois vendu (plus de 36 %) était 100 % électrique en 2025. La marque n’est donc pas seulement un emblème historique, mais aussi l’une des pointes avancées de l’électrification.

3. La M GmbH comme centre de profit : BMW M GmbH est une véritable machine à générer du cash. Pour la 14e année consécutive, la division sportive a établi un record de ventes en 2025 avec plus de 213 000 véhicules écoulés. Pour la première fois, un BMW livré sur dix était un modèle M, particulièrement rentable. Pendant que d’autres dénoncent des guerres de remises sur les modèles de volume, BMW augmente régulièrement la part de ses véhicules les plus chers et les plus émotionnels.

Test de la Mini JCW John Cooper Works 2025

Photo : Motor1.com

BMW M3 GTS (2010)

Photo : RM Sotheby's

Perspectives : du réalisme plutôt que de la panique

Malgré cette solidité, Munich reste lucide. Le coup de frein opérationnel est acté. Pour 2026, BMW anticipe un recul modéré du bénéfice avant impôts et une marge EBIT dans l’activité automobile comprise entre 4 % et 6 %. Un message clair, loin de l’atmosphère de crise chez certains concurrents. BMW n’a pas à opérer de virage stratégique, mais simplement à ajuster les curseurs d’une recette éprouvée. Dans le contexte actuel du secteur, c’est peut-être la meilleure nouvelle.

Lire aussi

BMW prépare plus de 40 nouveaux modèles d’ici 2027

Volkswagen : des voitures électriques plus abordables arrivent

Partager cet article

Tendances

À quoi ressemble l’intérieur de la nouvelle petite Nissan

À quoi ressemble l’intérieur de la nouvelle petite Nissan

Une Ferrari F50 avec 170 km au compteur sera mise aux enchères pour 20 millions de dollars

Une Ferrari F50 avec 170 km au compteur sera mise aux enchères pour 20 millions de dollars

Renault Kangoo électrique : 354 km d'autonomie et une recharge plus rapide

Renault Kangoo électrique : 354 km d'autonomie et une recharge plus rapide

Le concept R8 Gordini amené à être produit dans le futur ?

Le concept R8 Gordini amené à être produit dans le futur ?

DERNIERS ARTICLES

RECOMMANDÉ POUR VOUS



BMW : les ventes chutent de 25 % en Chine, le groupe sous pression



Une Ferrari F50 avec 170 km au compteur sera mise aux enchères pour 20 millions de dollars



Le patron de BMW M l'affirme : l’hybride rend l’offre de boîtes manuelles « vraiment difficile »



Une collection de Corvettes cachée a été découverte dans un parc de caravanes au Texas



Berline de luxe blindée : BMW présente le Concept 7 Protection



À quoi ressemble l’intérieur de la nouvelle petite Nissan



Une BMW Série 7 blindée mais discrète : voici le concept 7 protection