Après avoir déjà reconnu avoir truqué les données de consommation de deux de ses véhicules en avril dernier, Mitsubishi Motors est à nouveau épinglé pour huit autres modèles, dont la vente est suspendue. C'est cette fois le ministère japonais des Finances qui épingle Mitsubishi, dénonçant un écart inférieur de 4,2% en moyenne, et jusqu'à 8,8%, entre les données de consommation effectivement observées, et les chiffres annoncés par le constructeur nippon.

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Un écart qui concerne huit autres modèles dont la vente est suspendue à la demande des autorités japonaises jusqu'à un réajustement des mesures et des données officielles. En avril dernier, Mitsubishi était déjà au cœur d'un scandale pour des raisons similaires, les données de consommation de deux de ses modèles – deux mini-véhicules urbains commercialisés au Japon -, ainsi que de deux modèles similaires fabriqués pour Nissan, dont les ventes avaient déjà été suspendues durant trois mois.

Un scandale qui avait fait chuter l'action en bourse de Mitsubishi Motors, et qui a amené la prise de participation de Nissan au capital de son concurrent à hauteur de près de 2 milliards d'euros, faisant de Nissan l'actionnaire majoritaire de la société Mitsubishi. Les modèles concernés ne sont pas encore communiqués, mais ces données ne concerneraient que le marché japonais.

Cette nouvelle affaire plongera à coup sûr Mitsubishi un peu plus dans la tourmente.